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Les résultats du baccalauréat 2010 consultables gratuitement !

                                    Les résultats du baccalauréat seront publiés ce mardi 6 juillet dès 10H dans les différentes académies. N'allez pas payer l'information auprès de sites Internet peu scrupuleux, car vous pouvez y accéder gratuitement par le site de votre académie. Pour accéder à la page concernée et consulter les résultats du bac cliquez ici :                                                         http://www.education.gouv.fr/cid4914/les-resultats-baccalaureat.html                                                                                                                                                                 JPF

L'enseignement de l'économie devient obligatoire en seconde

                                                        La réforme du lycée qui entre en vigueur en septembre prochain prévoit la généralisation de l'enseignement de l'économie en classe de seconde. "Au moins une fois dans leur vie, tous les élèves français devraient avoir été confrontés à l’économie". C’était le souhait du Ministre de l'éducation Luc Chatel, pour qui la crise a révélé les manquements du système éducatif français en la matière. A partir de la rentrée prochaine, tous les élèves de seconde devront donc suivre chaque semaine un module d’une heure trente consacré à l’économie. Les élèves auront le choix entre l'enseignement de "sciences économiques et sociales" et celui "d'économie et de gestion".                                                                                                                                                                                                                                                      JPF

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 ACTUALITÉ DU JOUR                

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 FAITS MARQUANTS DU MOIS

 JUILLET 2010

Des sanctions politiques et financières pour les pays européens aux déficits excessifs

                                                Paris et Berlin prônent des "sanctions politiques" et à "caractère financier" pour les Etats dont le déficit public dépasserait excessivement les seuils prévus par le pacte de stabilité et de croissance européen. Le pacte de stabilité européen limite le déficit public de chaque Etat membre à 3% du produit intérieur brut (PIB), un seuil actuellement dépassé par une grande majorité des pays de l'Union européenne.                                                                           "Des sanctions politiques telles que la suspension des droits de vote devraient être imposés aux Etats membres qui enfreignent de manière grave et/ou répétée les engagements communs", jugent les deux gouvernements dans un document remis à la presse à l'issue d'une conférence de presse des ministres des Finances français et allemand, Christine Lagarde et Wolfgang Schäuble, à Bercy. Lire la suite...                                                                                                                                                                                                                    AFP

La moitié des pauvres vit en Asie selon le nouvel indice de l'ONU

                                                         La moitié de la population de la planète vivant sous le seuil de pauvreté réside en Asie du sud et seulement un quart en Afrique, selon le nouvel indice multidimensionnel de pauvreté (IMP) créé par l'université anglaise d'Oxford pour les Nations unies qui bat en brèche certaines idées reçues. Lire la suite...                                                                                                                                                                                                                                   AFP

 JUIN 2010

L'UE ouvre la porte des négociations d'adhésion à l'Islande

                                                Moins d'un an après avoir déposé sa demande, l'Islande a obtenu jeudi le feu vert à l'ouverture de négociations pour son entrée dans l'Union européenne, malgré un enthousiasme en net recul dans la population face à cette perspective.                                                      L'Islande est à un stade de rapprochement avec l'UE beaucoup plus avancé que tous les autres pays qui frappe à la porte des 27, qu'il s'agisse des pays ou surtout de la Turquie. Elle participe au marché commun depuis plus de quinze ans par le biais de l'Espace économique européen. Membre également de l'espace Schengen sans passeport, l'île applique près des trois quarts des lois européennes nécessaires pour une adhésion, ce qui devrait accélérer le processus par rapport à d'autres pays candidats. Lire la suite...                                                                                                                                                                                               AFP

 MAI 2010

Fin du monopole de la Française des jeux et du PMU

                   La Française des Jeux et le Pari mutuel urbain (PMU) ont perdu leur monopole sur les jeux. La France, pressée par Bruxelles, avait annoncé qu'elle libéraliserait son marché national des jeux fin 2009 afin de se conformer à la directive européenne en la matière. La loi votée par les députés le 6 avril dernier vient d'être promulguée. Les marchés des paris sportifs et hippiques et des jeux de table sont désormais ouvert à la concurrence, sous la houlette de l'État (ARJEL) qui va attribuer les licences d'exploitation. Les nouveaux entrants sur ces marchés, tels que Betclic, Bwin, Unibet ou le Français Partouche, ont en outre le droit de faire de la publicité. En revanche, la loterie restera un monopole d'État, dont l'exploitation reste confiée à la Française des Jeux.                                                                                                                                                                                                                                                     JPF

Le monopole de Nestlé sur la dosette café enfin attaqué

                                                                       Le géant américain Sarah Lee et le Français Casino se jettent dans la bataille de la dosette café pour contrer le monopole de Nestlé avec l'objectif d'inonder le marché de dosettes compatibles avec les machines Nespresso, affirmant avoir trouvé le moyen de contourner les multiples brevets déposés par Nestlé. Lire la suite...                                                                                                                                                                                          AFP

 AVRIL 2010

Les taux grecs à plus de 10%, un record dans la zone euro

                                                          Les taux d'intérêt grecs à 10 ans (emprunts d'Etat à 10 ans) ont dépassé le seuil de 10%, une première pour un pays de la zone euro. Les taux à deux ans ont bondi tout près de 18%, à 17,94%, ce qui traduit la crainte des investisseurs sur un défaut de paiement du pays à court terme. La note de la dette à long terme de la Grèce a été dégradée mardi soir de trois crans, de "BBB+" à "BB+", et a été reléguée en catégorie spéculative par l'agence de notation financière Standard & Poor's.                                                                                                                                                                                                                         AFP

 MARS 2010

Le déficit et la dette de la France explosent en 2009

                                           Sous l'effet de la crise et du plan de relance, le déficit public de la France a explosé à 7,5% du PIB en 2009 tandis que la dette a bondi à 77,6% du PIB. Selon les résultats provisoires publiés par l'Insee, le déficit public (Etat, comptes sociaux et collectivités locales) est passé de 3,3% des richesses produites en France en 2008 à 7,5% l'an dernier, pour atteindre 144,8 milliards d'euros. Le gouvernement s'est engagé à le ramener progressivement à la limite autorisée des 3% en 2013, comme Bruxelles l'exige. Mais il compte pour cela sur une croissance de 2,5% par an à compter de 2011, ce que la Commission européenne juge bien trop optimiste.                 La dette publique, quant à elle, a bondi à 1.489 milliards d'euros. Après 67,5% du PIB en 2008, et 77,6% en 2009, elle continuerait de s'envoler à 83,2% en 2010 puis jusqu'à 87,1% en 2012, avant de commencer à refluer lentement. La limite fixée par les traités européens en la matière est de 60% du PIB. Le "trou" des administrations de Sécurité sociale s'est quant à lui fortement creusé sous l'effet de la crise, passant de 900 millions en 2008 à 25 milliards l'an dernier. Lire la suite...                                                                                                                                                                                                                                   AFP

 FEVRIER 2010

Le PIB en recul de 2,2 % en 2009, la pire récession depuis 1945

                                    Le Produit intérieur brut (PIB) de la France a enregistré sa plus forte baisse depuis la Seconde Guerre mondiale, avec un recul de 2,2 % par rapport à l'année précédente. Ces mauvais chiffres sont à relativiser, puisque pour l'ensemble des pays de la zone euro cette baisse a dépassé les  4 %. L'Allemagne, première économie européenne, a même subi une contraction du PIB encore plus forte de l'ordre de 5%.                                                                         Après ces mauvais chiffres conformes aux prévisions du gouvernement, la Ministre de l'économie, Christine Lagarde, a trouvé un motif de satisfaction avec les chiffres du quatrième trimestre durant lequel la croissance française a atteint 0,6 % (contre 0,1 % seulement pour la zone euro), selon les premiers résultats publiés par l'INSEE. « Une hausse de 0,6%, ça veut dire deux fois mieux qu'au printemps, trois fois mieux qu'à l'automne », s'est félicitée la ministre.                                                                                                                                                                                                                             JPF

Toyota en pleine crise

                                     Le constructeur japonais traverse un crise sans précédent liée à des problèmes de sécurité sur un grand nombre de modèles sur toute la planète. Dans l'obligation de rappeler près de neuf millions de véhicules partout dans le monde pour des problèmes de pédale d'accélération qui restent enfoncée et de freins défectueux, l'opération pourrait coûter 3 à 4 milliards d'euros si l'on tient compte en plus de la baisse des ventes consécutive aux problèmes rencontrés.       À la Bourse de Tokyo, l'action du groupe Toyota a fait un plongeon de plus de 15 % en moins d'une semaine. Cette crise pourrait faire mettre un genou à terre au géant de Nagoya, qui traversait déjà la période la plus grave crise de son histoire, après avoir publié des pertes abyssales de 3,5 milliards d'euros lors de son exercice 2008-2009.                                          Pire, la réputation du constructeur japonais risque d'être durablement entachée. Or c'est précisément grâce à son image de fiabilité que Toyota est parvenu à détrôner GM de la première place mondiale en 2008. Pour de nombreux observateurs, Toyota a voulu grandir trop vite, et a trop mis la pression à ses fournisseurs pour réduire les coûts.                                                                                                                                                                 JPF 

 JANVIER 2010

Nouvelle radicalisation des conflits sociaux

 Dirigeants d'Akers retenus par les salariés                                          En grève depuis une semaine, les salariés du groupe métallurgique suédois Akers ont choisi la méthode forte pour se faire entendre. A l'issue d'une réunion de négociation, ils ont retenu quatre dirigeants pour dénoncer la fermeture de leur usine de fabrication de cylindres à laminoir,, près de Saint-Etienne (Loire). Surtout, ils rejettent le montant insuffisant des primes de licenciement proposées par la direction. Pendant deux mois, avant d'entreprendre cette séquestration, les salariés ont essayé de négocier. "Le problème, c'est qu'à la première réunion on est montés à 10.000 euros et on est restés sur 10.000", a précisé un salarié. "Là, en une seule nuit, avec la séquestration on a eu des propositions jusqu'à 30.000. C'est triste à dire, mais apparemment c'était la bonne solution", a-t-il commenté. Alors que ce type d'actions extrêmes, qui s'étaient multipliées l'an passé, semblaient s'essouffler, les Akers témoignent donc une nouvelle fois de la radicalisation des conflits sociaux.                                                                                                                                                                              JPF

 DÉCEMBRE 2009

Grand emprunt : 35 milliards d'investissements nouveaux

                                          Le Grand emprunt voulu par le Président Nicolas Sarkozy sera lancé en 2010 et permettra à l'État français de lever 22 milliards d'euros sur les marchés financiers auxquels il faut ajouter les 13 milliards reversés à l'Etat par les banques qui avaient reçu des aides publiques pour surmonter la crise. Cet argent sera exclusivement consacré aux cinq priorités d'avenir : l'enseignement supérieur et la formation, la recherche, l'industrie et les PME, le numérique, et enfin le développement durable.                                                                                       « Il ne s'agit pas d'un plan de relance bis. Il nous faut investir pour rattraper le retard dû à la crise. En France, nous avons constamment sacrifié l'investissement, c'est une faute. Nous devons préparer la France aux défis de l'avenir pour que notre pays puisse profiter pleinement de la reprise, pour qu'il soit plus fort, plus compétitif, pour qu'il créé davantage d'emplois » a expliqué le chef de l'État. Si les objectifs du Grand emprunt sont partagés par tous, le problème est que celui-ci va encore alourdir le déficit public de la France, attendu pour l'instant au niveau record de 8,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010. De même, il entraînera un accroissement de la dette qui atteindra l'an prochain 84 % du PIB sans compter les nouveaux investissements que vient d'annoncer le Président français.                                                                                                                                                                                 JPF

Conférence de Copenhague sur le climat, un rendez-vous manqué


                                                              En décembre 2009, le Danemark a accueilli le sommet international des Nations Unies (ONU) sur le climat. La communauté internationale devait y élaborer un accord global prenant la suite du protocole de Kyoto. Ratifié à ce jour par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), le traité international de lutte contre les changements climatiques signé à Kyoto est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays signataires d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Un nouvel accord international devait être conclu à Copenhague pour couvrir la période 2013-2017. Mais aucun consensus sur un accord contraignant n'a pu être trouvé. Il était pourtant impératif de se mettre d'accord pour contenir l’augmentation de la température en deçà de 2°C et éviter un dérèglement climatique irréversible aux conséquences écologiques et humaines dramatiques.                                                                                                                                                                                                                        Site Internet du sommet de Copenhague 2009                                                                   Reportage en image du sommet de Copenhangue                                                                                                                                                                                             JPF

 NOVEMBRE 2009

La BCE maintient ses taux d'intérêt à leur plus bas historique

 Jean-Claude Trichet, Président de la BCE                          Les gouverneurs de la Banque centrale européenne ont décidé de garder le principal taux directeur à 1%, son plus bas niveau depuis la création de la BCE il y a onze ans. Ce taux correspondant au coût de l'emprunt des banques auprès de la BCE, stationne à ce niveau depuis mai 2009. Aucun danger d'inflation ne menace pour l'instant les seize pays de la zone euro et  la reprise qui paraît se confirmer dans les récentes statistiques, reste entourée d'"incertitudes élevées" a iniqué Jean-Claude Trichet, le Président de la BCE.                           Depuis le déclenchement de la crise financière, qui a débuté en août 2007 par la débâcle des crédits immobiliers à risque aux États-Unis ("subprime"), les banques centrales sont venues au secours des banques de second rang (banques commerciales) devenues allergiques aux risques, leur assurant un approvisionnement continu en liquidités bon marché, c'est-à-dire à un taux d'intérêt faible. La BCE n'a pas d'autre choix que d'attendre la reprise avant de changer de cap dans sa politique monétaire. La hausse attendue des taux n'interviendra qu'à la mi-2010, prédisent les économistes.                                                                                                                                                                                                                             JPF

Hummer, le symbole de l'amérique conquérante vendu aux chinois

                                         Après quatre mois de négociations, le constructeur américain General Motors vient de conclure la vente de la célèbre marque américaine de 4x4 Hummer avec le groupe chinois Tengzhong. General Motors avait annoncé au lendemain de son dépôt de bilan, début juin, un protocole d'accord avec Tengzhong pour lui céder Hummer, l'une des marques jugées non stratégiques pour la survie du groupe.                                                                                                 Le Hummer, dérivé du Humvee militaire qui s'est illustré lors de la guerre du Golfe, avait été popularisé par le gouverneur de Californie et ex-acteur Arnold Schwarzenegger. Mais du fait de son énorme consommation de carburant, la marque a vu ses ventes s'effondrer en Amérique du Nord.                                                                                                                        Sichuan Tengzhong Heavy Industrial Machinery, basé dans le Sichuan, une province du sud-ouest de la Chine, produit des machines pour le secteur de la construction et des infrastructures, mais aussi pour l'industrie énergétique.                                                                                                                                                                                      AFP

Partners Bank, 100ème faillite bancaire aux Etats-Unis en 2009

  FDIC américaine                                                                 La FDIC, la compagnie fédérale américaine de garantie des établissements de crédit vient d'annoncer la 100ème faillite bancaire depuis le début de l'année 2009. Il s'agit de la Partners Bank, toute petite entité régionale située en Floride dont les actifs sont évalués à moins de 100 millions de dollars. La FDIC a parallèlement annoncé la mise en faillite de trois autres banques, dont American United Bank, sans que cela suscite le moindre émois du côté de Wall Street, la bourse américaine trop habituée aux faillites en cascade depuis  l'effondrement de Lehman Brothers qui avait déclenché la crise du système bancaire et financier mondial à l'origine de la récession de l'économie mondiale.                                                                                                                                                                                                            JPF

 OCTOBRE 2009

Il y a 80 ans débutait la plus grave crise de l'histoire moderne

  Wall street lors du krach de 1929                                     Le jeudi 24 octobre 1929, se déclenchait la plus grave crise qu'ait connu le capitalisme. Après plusieurs années d'euphorie, les marchés boursiers américains se sont brusquement effondrés. Des centaines de milliers de petits actionnaires se trouvèrent ruinés. Les banques, qui avaient multiplié les crédits pendant des années, ne purent récupérer leurs fonds auprès des ménages endettés. Dans le même temps, les épargnants qui avaient de l’argent en dépôt se mirent à le retirer auprès des banques dans lesquelles ils n'avaient plus confiance. Ne disposant pas des liquidités nécessaires pour les rembourser, beaucoup de banques firent faillite. Ce manque de liquidités entraîna une forte diminution des investissements et de la consommation. L'économie entra dans la plus grave récession qu'elle ait connue de toute l'histoire moderne. Les entreprises fermèrent leurs portes les unes après les autres jetant dans la rue des millions de chômeurs sans ressources. La production américaine s'écroula et le chômage explosa au point de toucher plus de quart de la population active. La crise américiane s’étendit au monde entier lorsque les banques américaines réclamèrent le remboursement de leurs prêts à l’étranger et rapatrièrent les capitaux qu’elles avaient investis, ce qui n'empêcha pas la plupart d'entre-elles de fermer leurs portes au cours des cinq années que dura la crise.                                                                                                                                                                                                                         Pour visionner les images de l'époque mises en ligne par l'INA                                                                                                                                                                             JPF 

Premier prix Nobel d'économie décerné à une femme

                              Le prix Nobel d'économie a été attribué lundi aux Américains Oliver Williamson et Elinor Ostrom, la première femme récompensée depuis la création du "prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel" en 1969. Leurs travaux de recherche réalisés séparément, montrent que l'entreprise et les associations d'usagers sont parfois plus efficaces que le marché. En plein débat sur la meilleure organisation des marchés financiers et de l'économie mondiale mais aussi sur la protection de l'environnement et des ressources naturelles, ces travaux sont apparus particulièrement pertinents.                                            L'américaine Elinor Ostrom, de l'Université d'Indiana, était jusqu'à présent plutôt considérée comme une experte en science politique que comme une éminente économiste. Le comité Nobel l'a récompensée "pour avoir démontré comment les biens communs peuvent être efficacement gérés par des associations d'usagers". Elle a "remis en cause l'idée classique selon laquelle la propriété commune est mal gérée et doit être prise en main par les autorités publiques ou le marché".                                                                                                  Oliver Williamson, né en 1932 et enseignant à l'université de Californie de Berkeley, a été récompensé pour "son analyse de la gouvernance économique, notamment les frontières de l'entreprise". Sa théorie explique que l'entreprise s'est imposée parce qu'elle facilite la gestion des conflits et réduit les coûts grâce à la hiérarchie, mieux que les marchés où dominent souvent les négociations et les désaccords. La question de l'organisation interne des entreprises et du bon fonctionnement des marchés a été projetée sur le devant de la scène par la crise économique, qui a relancé le débat sur la responsabilité, les rémunérations et la mesure de l'efficacité. Ces questions sont par exemple au centre de la controverse sur les bonus des banquiers et des traders.                                                                                                                                                                                                               JPF 

La crise fait exploser le déficit de l'Etat

                          Le déficit du budget de l'État français devrait dépasser les 140 milliards d'euros en 2009. Ce déficit record, qui représente un doublement du déficit de 2008, s'explique principalement par la forte dégradation de la conjoncture économique qui pèse sur les recettes, et par l'effort sans précédent de relance et de soutien à l'économie, selon le ministère du Budget. Les entreprises ont été particulièrement frappées par la crise, ce qui se traduit par un effondrement des recettes de l'impôt sur les sociétés (IS), qui enregistrent la chute la plus marquée et plongent de 89,3% en un an. Les recettes de TVA payés par les consommateurs et qui représentent la première rentrée fiscale de l'État, reculent quant à elle de 12 %. Même le produit de l'impôt sur le revenu (IR), qui avait progressé en 2008, est en recul. De leur côté, les dépenses totales de l'État (budget général et prélèvements sur recettes) ont augmenté de plus de 3 %. Hors plan de relance, les dépenses ont tendance à diminuer, en raison notamment d'une forte baisse de la charge de la dette liée à une évolution favorable des taux d'intérêt et aux obligations indexées sur l'inflation qui a nettement reculé par rapport au pic de l'été 2008, souligne Bercy.                                                                                                                                                                                                                          JPF    

La hausse continue de l'euro menace la reprise européenne

                                                L'appréciation de l'euro face au dollar, si elle se poursuit, risque de "ralentir la reprise économique en Europe", en pesant sur ses exportations, a déclaré vendredi le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, Président de l'Eurogroupe. La monnaie unique européenne se rapproche de 1,50 dollar, son plus haut depuis quatorze mois face au billet vert, mais encore sous son record de juillet 2008, à 1,60 dollar.                                                     Les Etats-Unis se prononcent régulièrement en faveur d'un dollar fort, mais les Européens les soupçonnent de s'accommoder de la faiblesse du billet vert. Elle sert en effet les intérêts économiques américains en soutenant les exportations nationales, rendues moins chères, et constitue donc un élément de reprise économique après la récession.                                                                                                                                                                                                   Voir l'évolution de l'euro face au dollar, depuis la création de l'euro en 1999                                                                                                                                                        JPF  

Le PACS fête ses dix ans

                      C’est l’an dernier que le "salon du mariage" à Paris est devenu officiellement "salon du mariage et du Pacs". Preuve que le Pacte civil de solidarité (PACS) est entré dans les mœurs. En 2008, selon l’Ined, 144.000 nouveaux PACS ont été conclus contre environ 270.000 mariages célébrés. Depuis le 13 octobre 1999, la loi prévoit la possibilité de conclure un partenariat contractuel "entre deux personnes majeures, de sexe différent ou de même sexe pour organiser leur vie commune". Enregistré au greffe du tribunal d'instance, le PACS propose désormais, grâce à plusieurs modifications législatives, un régime fiscal proche de celui du mariage. C'est pour cette raison que depuis 1999 le profil des pacsés a bien changé. La part des homosexuels s’est beaucoup réduite. Alors qu'ils étaient 42 % des pacsés lors des deux premières années, ils n'en représentent plus que 6 % aujourd'hui (chiffres de 2008).                                                                                                                                             JPF

Les Irlandais disent "oui" au traité européen de Lisbonne

                                 Après l'avoir rejeté en juin 2008, les Irlandais viennent d'approuver à une écrasante majorité (67,13 % de oui) le traité de Lisbonne destiné à améliorer le fonctionnement de l'Union européenne élargie. Les arguments du "non", soutenus par les partis d'extrême droite ou d'extrême gauche condamnaient la perte de souveraineté et l'Europe libérale, malgré le soutien apporté au traité par la quasi-totalité des syndicats. Le "oui" a bénéficié du contexte de crise économique, de la récession sans précédent et de la montée du chômage. En 2008, l'Irlande se croyait invulnérable. En 2009, l'Union européenne est perçue à nouveau comme une bouée de sauvetage. Les partisans du "oui" ont convaincu les Irlandais qu'un non de leur part signifierait, politiquement et économiquement, la mise à l'écart de leur pays. Qu'un "oui", au contraire, serait la seule condition pour créer des emplois.                                                                                                                                                                              JPF 

 SEPTEMBRE 2009

Une taxe carbone pour lutter contre le réchauffement climatique

                                   Le Président français, Nicolas Sarkozy, a annoncé la mise en place, au 1er janvier 2010, d'une "taxe carbone" destinée à encourager les Français à consommer plus propre pour lutter contre le réchauffement climatique. Cette nouvelle taxe ne relèvera pas le niveau des prélèvements obligatoires car elle sera intégralement compensée par la baisse de l'impôt sur le revenu ou le versement de chèques verts pour ceux qui n'en paient pas. Cette taxe sera "progressive" et sera fixée "au départ" sur la base de 17 euros la tonne de CO2, aussi bien pour les ménages que pour les entreprises. Elle ne concernera pas l'électricité - ce que demandaient les Verts et le PS notamment - mais uniquement les énergies fossiles (pétrole, fioul, gaz). Le Président s'est basé sur le prix moyen de la tonne de CO2 sur le marché international des droits à polluer. "La création de la taxe carbone se fera sans dommage pour le pouvoir d'achat des Français et sans pénaliser la compétitivité de nos entreprises", a promis l'Élysée.                                                                                                                                                                           JPF  

La consommation des Français multipliée par trois en 50 ans

                                               D'après la dernière étude de l'INSEE (Cinquante ans de consommation en France), les dépenses des ménages, qui représentent 55% du PIB français (environ 1.950 milliards d'euros), n'ont cessé d'augmenter chaque année depuis 1960 (hormis en 1993), accompagnant une forte hausse du niveau de vie, c'est-à-dire des revenus des ménages. La hausse des dépenses a atteint 4,3% par an pendant la période des "Trente glorieuses", se ralentissant à environ 1,7% par an après le premier choc pétrolier de 1973. Même la crise actuelle ne devrait pas entraîner de recul de la consommation en France en 2009 selon Fabrice Langlard, chef du département des comptes nationaux de l'INSEE. A l'inverse de l'année 1993 durant laquelle la consommation avait baissé de 0,5 %, les taux d'intérêts actuels sont très bas et incitent à la consommation.                                                                                                               L'explosion des dépenses depuis cinquante ans s'accompagne d'un changement profond des comportements et de la structure de la consommation. Si l'alimentation représente toujours une part importante des dépenses des ménages, elle est passée de 38 % en 1960 à 25 % en 2007, et même 15 % si l'on soustrait les dépenses d'alcool et de cigarettes. La part de l'habillement baisse également de 14 % en 1960 à 9 % en 2007. A l'inverse de l'alimentation et de l'habillement, le poste logement a fortement progressé, passant en cinquante ans de 16 % à 19 %, tout comme les dépenses de santé (de 5 % à 14 %), de transports (de 11 % à 18 %), et de communications et de loisirs (de 10 % à 16 %), conformément à la loi d'Engel qui prévoit que lorsque le revenu s'accroît, la part des dépenses consacrées à l'alimentation baisse, celle du logement et de l'habillement tend à stagner, tandis que celle des dépenses diverses (santé, éducation, loisirs...) augmente fortement.                                                                                                                                                                                           JPF   
 

Remise du rapport Stiglitz sur la mesure de la croissance

 Joseph Stiglitz © Antonio Scorza                                             La commission présidée par le prix Nobel Joseph Stiglitz vient de rendre le rapport commandé par le Président français en vue d'améliorer la mesure de la croissance économique. La croissance économique est évaluée à partir du PIB (produit intérieur brut), un indicateur né au début des années 1930 aux États-Unis et qui s'est généralisé après-guerre. Le PIB reflète la valeur totale de la production de biens et services réalisée dans un pays par les agents résidents (nationaux et étrangers).                                                                                    Selon la commission Stiglitz, le progrès économique et social ne peut plus se résumer aux évolutions du PIB, essentiellement pour trois raisons : le PIB n'intègre pas suffisamment les activités non-marchandes qui permettent pourtant d'améliorer les conditions de vie. D'autre part, cet indicateur reflète mal les problèmes sociaux comme les inégalités, la pauvreté ou l'exclusion dont peut être victime une partie de la population. Enfin, il ne prend en compte que la valeur économique créée par une activité sans évaluer les conséquences néfastes qu'elle peut occasionner, notamment sur l'environnement.                                                             D'après le rapport, de nouveaux indicateurs doivent donc être créés mettant davantage l'accent sur la mesure du bien-être de la population plutôt que sur celle de la production économique. Selon les "douze recommandations" de la commission, il s'agira concrètement de mieux prendre en compte les activités non-marchandes (travaux domestiques, bénévolat, loisirs...), l'accès à la santé, ou bien encore l'insécurité, tout en reflétant davantage les inégalités. Au PIB, on préfèrera le PNN (produit national net), qui prend en compte les effets de la dépréciation du capital dans toutes ses dimensions : naturel (écologique), humain, etc.     Rappelons que depuis 1990, l'ONU a mis en place son propre indicateur, l'IDH (indice de développement humain), et certains pays comme le Bhoutan ont adopté le BNB (bonheur intérieur brut).                                                                                                                                                                                                                                             JPF

 AOÛT 2009

L'Etat américain au secours de l'industrie automobile US

                                         Les trois grands constructeurs automobile américains, General Motors, Ford et Chrysler, ne doivent leur survie qu'à l'aide d'urgence de l'administration américaine. Le Congrès vient de débloquer plus de 25 milliards de dollars, dans le cadre d'une loi sur l'énergie, pour permettre aux "big three" de passer la crise qui frappe sévèrement le marché américain. Dans un secteur pénalisé par un ralentissement de la demande et une offre de moins en moins adaptées, les ventes de véhicules aux Etats-Unis ont accusé un recul de plus de 30 % par rapport à 2008. Pourtant, l'année 2008 avait déjà été marquée par des pertes records, de plus de 18 milliards de dollars pour GM, et de près de 10 milliards pour  Ford. Des chiffres pas très rassurants et qui inquiètent les politiques, car les big three emploient aux Etats-Unis pas mois de 240.000 personnes…                                                                                                                                                                                                                                                  JPF

L'économie mondiale est en train de repartir

 Dominique Strauss-Kahn, Directeur du FMI                               La reprise économique a commencé au niveau mondial, mais le redressement de l'économie ne sera pas simple car la crise a laissé de profondes cicatrices sur l'offre et la demande a indiqué l'économiste en chef du FMI Olivier Blanchard. Encore une fois les États-Unis, pays "à l'origine de la crise", sera "au centre de toute reprise mondiale" selon le FMI. Prenant acte de la baisse de la consommation des ménages américains et de la montée de leur taux d'épargne, M. Blanchard estime que la reprise devra venir de l'investissement, même si la relance budgétaire de l'Etat fédéral ne pourra pas être maintenue éternellement.                                               La clef de l'équation se trouverait alors essentiellement dans les pays d'Asie qui pourraient accroître sans peine leurs importations, étant donné le fort excédent de leurs comptes courants depuis des années.  La Chine en particulier pourrait vouloir jouer le jeu, car ce rééquilibrage "pourrait bien être dans son propre intérêt" en lui permettant de remodeler son modèle de croissance, estime le responsable du FMI. Mais pour que la demande intérieure chinoise augmente, il faudra que les autorités fournissent à la population un système de protection sociale et augmente l'accès des particuliers au crédit.                                       Olivier Blanchard estime par ailleurs que, dans la quasi-totalité des pays, la crise a alourdi le déficit budgétaire de l'Etat, rendant inévitable une augmentation de la fiscalité. Il ajoute que la croissance mondiale ne suffira pas à court terme à réduire le chômage et que celui-ci n'atteindra son niveau maximal que dans le courant de l'année prochaine. "Tout cela signifie que nous pourrions ne pas retrouver l'ancien chemin de la croissance et que le potentiel de croissance pourrait être inférieur à son niveau d'avant la crise", conclut-il.                                                                                                                                                              JPF

 JUILLET 2009

Ouverture des magasins le dimanche : davantage de flexibilité

                                  L'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi autorisant l'ouverture des magasins le dimanche. La loi Maillé (UMP) autorise sous des régimes différents le travail dominical dans les communes touristiques et les grandes zones commerciales de Paris, Lille et Marseille. Dans ces communes, la proposition de loi ne prévoit aucune contrepartie obligatoire au travail le dimanche (repos compensateur, majoration de salaires). Le texte institue par contre des périmètres d'usage de consommation exceptionnelle (PUCE, à Lille, Marseille et Paris), où le travail dominical doit faire l'objet de compensations (doublement de salaire, repos compensateur...).                                                                                                           Pour information, plus de 6 millions de français travaillent déjà le dimanche, avant l'adoption de la nouvelle loi. Il peut s'agir des agriculteurs, des artisans-commerçants, des personnels des hôpitaux ou des cliniques, des personnels de sécurité  ou des transports, des salariés du secteur du tourisme (hôtels, restaurants...), etc.                                                                                                                                                                                              JPF 

L'Allemagne vote l'interdiction des déficits publics

                        Alors que la plupart des pays enregistrent les pires déficits de leur histoire, l'Allemagne vient d’introduire dans la Constitution un dispositif interdisant dès 2016 que le déficit public dépasse 0,35 % du PIB. A partir de 2020, tout déficit public sera purement et simplement prohibé.       Les partisans de l’orthodoxie budgétaire se féliciteront que l’Allemagne se prémunisse ainsi contre tout risque de dérapage dont on ne sait où il peut mener : endettement, inflation, hausse des taux d'intérêt, augmentation des impôts, menaces pour l'avenir des nouvelles générations. Les autres s’inquièteront de voir la principale économie européenne s’interdire à jamais de jouer le rôle de locomotive de la relance en cas de nouvelles crises dans le futur. Un prix Nobel d'économie comme Robert Solow s’en mêle au débat, ne comprenant pas pourquoi fixer une telle limite, ce qui signifie que l'Etat pourrait davantage emprunter quand la croissance est forte qu’en cas de récession, le contraire de ce qu’il faudrait faire.                                    Autre problème, le fossé entre les pays européens, au premier rang desquels l'Allemagne et la France, ne cesse de s’élargir. Alors que la France se rallie bon grè mal grè à la politique des déficits, l'Allemagne se résoud à les combattre de la manière la plus ferme.                              La question est alors de savoir combien de temps les principaux pays de l'Union européenne et de la zone euro pourront-ils mener des politiques économiques aussi divergentes ? La question est pour le moment sans réponse. Mais une conclusion d’ores et déjà s’impose : l’intégration économique européenne et le renforcement de la coopération économique, sont loin, malgré les discours, d'être aboutis.                                                                                                                                                                                                                           JPF 

Le développement durable à l'échelle industrielle

                                      Douze entreprises, en majorité allemandes, ont donné ce mois-ci le coup d'envoi d'un projet pharaonique, de 400 milliards d'euros : un vaste réseau de centrales solaires dans le nord de l'Afrique et au Moyen-Orient pour alimenter l'Europe en énergie "propre". Parmi les sociétés participant à ce projet nommé "Desertec", les géants allemands de l'énergie EON et RWE, la Deutsche Bank, des fabricants de solaire comme l'espagnol Abengoa Solar ou l'algérien Cevital. Sur le papier, Desertec apparaît comme la solution à tous les grands défis environnementaux et économiques actuels. Il promet, grâce à un réseau de centrales thermiques solaires disséminées du Maroc jusqu'à l'Arabie Saoudite relié à l'Europe via des câbles électriques sous-marins, de couvrir 15 % des besoins énergétiques de l'Europe et "une part considérable" de ceux des pays producteurs, de réduire les émissions de CO2, mais aussi de dessaler l'eau de mer pour fournir de l'eau potable aux populations locales et contribuer à leur développement. Un projet de développement durable ambitieux qui propose à la fois de répondre aux besoins énergétiques des pays du Nord et du Sud, de favoriser la croissance et le développement à long terme, tout en respectant l'environnement et en garantissant la satisfaction des besoins des générations futures.                                                                                                                                                                                                                              JPF 

 JUIN 2009 

La croissance mondiale devrait chuter de 3 % en 2009

La Banque mondiale vient de revoir à la baisse ses prévisions de croissance mondiale, estimant que le PIB (produit intérieur brut) de la planète allait chuter de 3% cette année, avec "des perspectives de plus en plus sombres" pour les économies en développement.Cette prévision actualisée a été publiée à l'intention du Groupe des huit (G8) pays les plus industrialisés, dont les ministres des Finances se réunissent ce mois-ci à Lecce, en Italie.                                      La précédente prévision de l'institution de Washington, publiée fin mars, faisait état d'une baisse de 1,75 % du PIB mondial. "L'économie mondiale est partie pour se contracter cette année plus que précédemment estimé, et les pays pauvres vont continuer à être durement frappés par de multiples vagues de tensions économiques", a affirmé dans un communiqué le Président de l'institution mondiale, Robert Zoellick. "Les économies développées semblent se contracter à un rythme moins élevé qu'en début d'année, mais les effets de la crise mondiale s'étendent à travers le monde et ont toujours des conséquences dévastatrices sur les pays en développement". M. Zoellick estime que "la croissance devrait revenir dans le courant de l'année 2010", mais que "le rythme de la reprise est incertain".                                                                                                                                                                            JPF

Très forte hausse du chômage en France depuis un an

Le taux de chômage en France a fait un bond de 1,5 point depuis mai 2008, lorsque le taux de chômage en France avait atteint son plus bas depuis 25 ans. Avec plus de 2,5 millions de demandeurs d'emploi inscrits au Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité), le taux de chômage s'élève désormais à 8,7 % de la population active en métropole (contre seulement 7,2 % en mai 2008). Ce chiffre situe actuellement la France au dessous de la moyenne de l'Union européenne (9,2 %). Enfin, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits au Pôle emploi atteint 3,5 millions si l'on ajoute aux chômeurs de la catégorie A, les personnes qui exercent une activité réduite et qui cherchent un autre emploi (catégories B et C).                              Interrogée sur ces chiffres et sur les prévisions de l'INSEE qui annoncent un taux de chômage à plus de 10 % au quatrième trimestre 2009, la Ministre de l'économie et de l'emploi, Mme Lagarde, a estimé que "cette dégradation de la situation de l'emploi est tout simplement la conséquence de la dégradation de la situation économique depuis un an" ; "c'est une situation qui va perdurer et c'est pour ça qu'on a décidé de s'y attaquer" avec "des mesures destinées à maintenir dans l'emploi", comme le renforcement de l'indemnisation du chômage partiel, "des mesures d'incitation à la création d'emplois" et "d'encouragement au retour ou à l'accès à l'emploi".                                                                                                                                                                                         JPF 

L'inflation au plus bas en France depuis un demi-siècle

Les prix à la consommation ont reculé de 0,3% en mai par rapport au même mois de l'année dernière, ce qui porte l'inflation à - 0,3 % sur les douze derniers mois. C'est la première fois que les prix ont baissé sur un an depuis 1957.                                                                           Cette baisse "temporaire" des prix agit "comme un facteur de soutien à la consommation dans le contexte difficile de la remontée du chômage", s'est réjouie Mme Lagarde. Cette baisse des prix "constitue certes une nouveauté économique (...) mais ne traduit nullement une entrée en déflation de notre économie", insiste la Ministre de l'économie. La tendance actuelle est bien à une "désinflation" (reflux de l'inflation) de court terme, et non pas à une "déflation" durable, ce cercle vicieux de recul des prix et des salaires destructeur de l'économie et redouté par tous les gouvernements.                                                                                            De toutes façons, le processus de baisse des prix s'interrompra certainement à partir de la fin de l'été. En effet, c'est à ce moment-là, en 2008, que les cours des matières premières avaient commencé à se replier brutalement après un pic du baril de pétrole à près de 150 dollars. Ce processus va s'estomper d'autant plus vite que le prix du pétrole est en train de remonter rapidement (désormais autour de 70 dollars le baril). Dans ces conditions, l'inflation pourrait redevenir un sujet de préoccupation majeure dès la fin de l'année et risquerait de menacer la reprise économique en plombant la consommation des ménages.                                                                                                                                                         JPF

OMC : relance du cycle de Doha en vue

         Plusieurs membres de l'OMC, dont les Etats-Unis et l'Inde, ont appelé au début du mois à une reprise "dès que possible" des négociations sur la libéralisation du commerce afin de conclure si possible en 2010 le cycle de Doha, actuellement dans l'impasse. Entamées en 2001 dans la capitale du Qatar, les négociations de Doha ont pour objectifs de supprimer des milliers de droits de douanes et de réduire les subventions à l'agriculture dans les pays riches. Mais elles piétinent depuis des années en raison du refus de certains pays de réduire notablement les droits de douane sur des produits jugés stratégiques pour leurs producteurs locaux. Deux des principaux acteurs de ces divergences, les Etats-Unis et l'Inde, ont annoncé leur volonté d'aller de l'avant car "un échec du cycle de Doha n'est pas une conclusion acceptable", a déclaré le nouveau représentant américain au Commerce, Ron Kirk. "Il n'y a pas d'obstacles qui soient insurmontables", a ajouté son homologue indien, Anand Sharma.                                           Dans le même temps, le Groupe de Cairns, qui comprend des pays comme le Brésil, l'Australie ou l'Indonésie représentant 25% du commerce agricole mondial, s'est déclaré "profondément déçus" par l'annonce par Washington de nouvelles aides au secteur laitier à la suite d'une décision similaire de l'Union européenne. "L'UE et les Etats-Unis doivent démontrer leur leadership en annulant ces subventions à l'exportation aussi rapidement que possible", a indiqué leur communiqué final. "Tous les membres de l'OMC doivent résister à la tentation de prendre des mesures protectionnistes dans l'environnement difficile" créé par la crise, a-t-il ajouté.                                                                                                                                       JPF

Le RSA (revenu de solidarité active) remplace le RMI

                                      Le revenu de solidarité active (RSA) est entré en vigueur le 1er juin pour remplacer le RMI. Concrètement, les Rmistes basculeront automatiquement dans le RSA et percevront la même prestation, soit 454 euros par mois pour une personne seule. Les autres, les "travailleurs pauvres" qui gagnent moins de 880 euros par mois, pourront désormais percevoir auprès de leur caisse d'allocations familiales, une allocation complémentaire qui viendra se cumuler au salaire. Une personne sans travail touchera le RSA "de base". Celles qui ont un salaire faible bénéficieront, avec le RSA "chapeau", d'un complément de revenus dégressif au fur et à mesure que leur salaire augmente. Le RSA remplace ainsi, à la fois le RMI, mais également l'API (allocation de parent isolé). Il demeure, comme les minima sociaux qu'il remplace, réservé aux plus de 25 ans.                                                                                                                                                                                                                                             JPF

 MAI 2009

La France et l'Europe s'enfoncent dans la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale

La Commission européenne a encore revu en baisse ses prévisions économiques, avec une récession attendue de 4 % désormais pour l'Europe (Union européenne), qui entraînera en 2010 un taux de chômage record depuis 1945 et une envolée des déficits publics. "L'économie européenne est au beau milieu de sa crise la plus profonde et la plus étendue de l'après-guerre", a commenté le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia. L'Europe est tirée vers le bas par l'Allemagne, la principale économie de la zone, davantage frappée que les autres en raison de l'importance des exportations pour son activité, qui souffrent aujourd'hui du ralentissement mondial (cf. article suivant) avec un recul prévu de son PIB de 6 % en 2009. A noter que la France est le pays de l'Union qui s'en sort le mieux face à la crise avec une contraction de l'activité de "seulement" 3 % attendue cette année.              Sur le plan social, la Commission prévoit que la crise s'accompagnera de près de 9 millions de pertes d'emploi dans l'Union européenne durant les deux prochaines années, qui devraient porter le taux de chômage à plus de 11 % en 2010, un niveau sans précédent depuis l'après-guerre qui risque de pénaliser les populations les plus fragiles et risque d'attiser la grogne sociale.                                                                                                                           Bruxelles prévoit aussi un très fort creusement des déficits publics dans la zone euro, à 5,3 % du PIB en 2009 en moyenne et 6,5 % en 2010, ce qui correspond au double du maximum autorisé par le Pacte de stabilité et de croissance. Selon la Commission européenne, sur les 16 Etats membres de la zone euro, 13 devraient dépasser l'an prochain la limite de déficit public autorisé (à 3 % du PIB), selon la Commission. Seuls la Finlande, Chypre et le Luxembourg devraient encore respecter cette limite de bonne gestion des comptes publics.                                                                                                                                                     JPF

La crise devrait entraîner une baisse historique du commerce mondial selon l'OMC

L’effondrement de la demande mondiale qu’a entraîné la plus forte récession économique observée depuis les années 1930 (- 3 % pour le PIB mondial prévu en 2009 selon le FMI) à conduira à une baisse des exportations d’environ 9 % en volume en 2009, une contraction sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale, ont prévenu les économistes de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). La contraction sera particulièrement marquée dans les pays développés qui connaîtront un recul de 10 % de leurs exportations en 2009. Dans les pays en développement, dont la croissance est beaucoup plus tributaire des échanges, les exportations n'augmenteront que de 2 à 3 % cette année, selon les économistes de l'OMC.    “Ces 30 dernières années, la part du commerce dans l'activité économique n'a cessé d'augmenter, la croissance des échanges dépassant souvent les gains de production. Le commerce peut ainsi être un puissant outil pour sortir le monde de cette crise économique. À Londres, les dirigeants du G20 ont une occasion unique de s’unir pour passer de la parole aux actes et s’abstenir de toute mesure protectionniste supplémentaire qui rendrait les efforts de relance au niveau mondial moins efficaces,” a dit Pascal Lamy, le Directeur général de l'OMC.      Communiqué officiel de l'OMC sur le recul du  commerce mondial en 2009                                                                                                                                                             JPF

Réglement du conflit commercial Europe-Etats-Unis sur le boeuf aux hormones.

Le conflit entre les Etats-Unis et l'Union européenne sur la viande bovine traitée aux hormones, a commencé dans les années 1980. Il s'agissait pour l'U.E. d'interdire l'importation de boeufs aux hormones au motif que cela pourrait représenter un risque pour la santé des consommateurs. Les américains ont alors considéré qu'il s'agissait d'une mesure protectionniste contraire aux accords de libre-échange signés dans le cadre le l'OMC (Organisation mondiale du commerce).  Les jugements de l'organe de réglement des différends (ORD) de l'OMC, ont considéré justifiées et donc légales les sanctions américaines prises en rétorsion contre les produits de luxe européens, comme le Roquefort dont les droits de douanes ont été portés à 100 %. Aux termes du préaccord qui vient d'être signé avec les Etats-Unis, l'U.E. va doubler ses quotas d'importation de boeuf américain non traités aux hormones de croissance, à hauteur de 20.000 tonnes pendant les trois premières années puis 45.000 tonnes à partir de la quatrième. En échange, Washington n'imposera pas de nouvelle sanctions comme il menaçait de le faire (droits de douanes portés à 300 %), puis supprimera toutes les sanctions la quatrième année. La guerre commerciale s'apaise, mais le libre-échange est loin d'avoir gagné la partie. En effet, derrière des discours en faveur du libre-échange, la plupart des pays conservent leurs pratiques protectionnistes...                                                                                                                                                                                                   JPF 

Investissements industriels : chute record prévue en 2009

Les investissements dans l'industrie française devraient connaître une chute record (- 18%) en 2009, selon la dernière étude trimestrielle publiée par l'INSEE. Dans l'industrie manufacturière, l'institut anticipe une baisse des investissements de 21 % en 2009 par rapport à 2008, établissant un nouveau record de chute supérieur à l'ancien record de - 20% enregistré en 1993 pendant la crise des années 1990.                                                                             L'intention de réduire l'investissement devient de plus en plus forte chez les industriels depuis la crise financière éclatée en automne 2008. Face à une absence totale de visibilité, les chefs d'entreprise réduisent au maximum la voilure et les risques. L'investissement dans l'industrie, très important par le rôle moteur qu'il joue dans l'évolution économique, ne représente cependant que 30 % de l'investissement productif en France.                                                                                                                                                                             JPF

Partage de la valeur ajoutée : syndicats et partonat interprètent différemment le rapport Cotis

Le rapport Cotis sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, qui sera remis la semaine prochaine au chef de l'Etat, prouve, selon les syndicats, que la répartition de la valeur ajoutée se fait de plus en plus au détriment des salariés. Le patronat, quant à lui, se félicite que le rapport ne pointe pas du doigt les entreprises, car il démontre que la part des rémunérations dans la valeur ajoutée est restée stable en France depuis la deuxième moitié des années 1980. Le rapport, en phase de finalisation, souligne que le partage des profits, se fait pour plus d'un tiers en faveur des revenus du capital (36 %), pour une grosse moitié à l'investissement des entreprises (57 %) et le restant à la participation et l'intéressement des salariés (7%). Selon les syndicats, le rapport montre l'accroissement des inégalités en faveur des détenteurs du capital, principalement les actionnaires, et ceci au détriment des rémunérations versées aux salariés. "A partir de 1982, il est indéniable que la part salariale a régressé considérablement puisqu'elle est revenue au niveau de 1950. C'est plus de 30 ans d'évolution favorable qui ont été gommés". Côté patronal, le Medef estime que les entreprises "n'ont pas à rougir de la façon dont est répartie en France la valeur ajoutée". Le mouvement patronal souligne que d'autres pays, l'Allemagne notamment, ont connu des évolutions très différentes, avec une restauration des marges des entreprises au cours des dernières années, au détriment des salaires.                                                                                                                                                  JPF 

Nouvelle action en faveur des sans-abris et des mal-logés

                                                  L'association Les Enfants de Don Quichotte a de nouveau installé des dizaines de tentes sur les berges de la Seine (Paris), pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur la question du mal logement en France. "Nous essayons encore un fois de rendre visibles les mal-logés et de faire comprendre aux Français que ce combat est leur combat", a dit à la presse Augustin Legrand, l’un des fondateurs des Enfants de Don Quichotte.                                                                                                                                                                                            JPF

Évolution des inégalités et de la pauvreté en France

Si les inégalités et la pauvreté tendent à baisser en France sur longue période, la dernière étude de l'INSEE montre qu'elles ont cependant connus un accroissement depuis 2004. Ce sont désormais 7,9 millions de personnes qui vivaient en dessous du seuil de pauvreté en France en 2006, soit 13,2 % de la population. En 2004, rappelle l'Institut national de la statistique et des études économiques, ce taux n'était de 11,7 %, soit un peu moins de sept millions de personnes. L'INSEE rappelle qu'en 2006, une personne vivant seule était qualifiée de "pauvre" quand son revenu disponible était inférieur à 880 euros par mois (60 % du revenu médian) et à 1.320 euros pour un couple sans enfant. L'INSEE note qu'au cours des dix dernières années, la baisse de la pauvreté a plutôt bénéficié aux familles nombreuses (couples ayant trois enfants ou plus) et moins aux personnes seules et aux familles monoparentales. L'INSEE observe dans son étude que l'emploi reste la meilleure protection contre la pauvreté. Il souligne, par ailleurs, que le niveau de vie ne cesse de croiître en France, ce qui explique l'élévation continue du seuil de pauvreté. Enfin, si les inégalités se sont réduites depuis le début des années 1990, elles recommancent à se creuser depuis 2005.  Avec un indicateur d’inégalités (mesuré par l’indice de Gini*) de 0,29, la France se situe à la huitième place des pays de l'OCDE (pays les plus développés), devant les pays anglo-saxons (Royaume-Uni à 0,33 et Etats-Unis à 0,38), l’Italie (0,35) et le Portugal (0,38), mais derrière les pays du Nord de l'Europe comme le Damemark et la Suède qui se distinguent par le faible niveau des inégalités qui y règnent. A noter que, contrairement à certaines idées reçues, la France est le pays dans lequel les inégalités ont le plus décru depuis 1990, hormis le Danemark qui a connu une tendance plus « égalitariste » encore.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     * L’indice de Gini constitue la meilleure mesure des inégalités. Il compare l’état de la répartition des revenus et une situation théorique d’égalité parfaite. Plus il est proche de zéro, plus on s’approche de l’égalité (tous les individus ont le même revenu). Plus il est proche de un, plus on est proche de l’inégalité totale (un seul individu reçoit tous les revenus).                                                                                                                                                                                                                                                              JPF

 AVRIL 2009

Plus de 2800 milliards de dollars de plans de relance à travers le monde

Les plans de relance se multiplient dans les pays développés pour faire face à la crise économique qui touche désormais le monde entier. Aux Etats-Unis, le Président Obama a mis en place un plan de relance de 787 milliards de dollars. En Chine, Hu Jintao prévoit d'injecter 600 milliards de dollars dans l'économie. Les Japonais ont sorti 500 milliards de dollars. L'Europe quant à elle a débloqué quelque 260 milliards d'euros (200 milliards d'euros). Au total dans le monde, ce sont plus de 2.800 milliards de dollars (2000 milliards d'euros) qui seront dépensés pour la relance des économies au cours des deux prochaines années : du jamais vu ! Cette relance se fait par l'endettement des Etats qui n'a jamais été aussi élevé et qui fait donc courir un risque d'insolvabilité susceptible d'entraîner la faillite des plus grandes puisssances économiques mondiales.                                                                                                                                                                                                                                 JPF

Les séquestrations de patrons se multiplient

Nouvelle forme d'action collective pour des salariés exaspérés qui cherchent à se faire entendre, les séquestrations de chefs d’entreprise (ou de cadres dirigeants) se multiplient ces dernières semaines. Cela a commencé avec la séquestration du patron de l’usine Sony (Landes). Puis il y a eu celle du dirigeant de l’usine 3M (Loiret), de Caterpillar (Isère) ou celle de cadres dirigeants de l’entreprise Scapa (Ain), de Faurécia (Essone), de FM logistic (Moselle) ou de Molex (Haute-Garonne).                                                                                           Ce mode de revendication ne date pas des dernières semaines : la séquestration est un mode d’action typiquement français, connu depuis les années 1970. Pour Olivier Labarre, conseiller en management et en ressources humaines, "ce ne sont pas les syndicats qui poussent à la séquestration. Ce sont les salariés eux mêmes qui prennent la main. Même si l'entreprise a toutes les raisons de licencier, ce n'est plus acceptable aujourd'hui pour les salariés, compte tenu du contexte actuel. Face aux grands groupes, les salariés cherchent à prendre la main, en dehors de toute négociation syndicale".                                                                                                                                                                                                           JPF

L'ouverture à la concurrence du rail français se fait au ralenti

La bataille du rail se fait au ralenti en France. Depuis  le 15 mars 2003, la France a ouvert à la concurrence ses lignes ferrovières au fret international, puis au fret national (le 31 mars 2006). C'est à partir du 13 décembre 2009 que les concurrents de la SCNF pourront faire rouler des trains de voyageurs à leurs couleurs sur les lignes internationales en France, dans le cadre de la directive européenne de 2007 sur le rail. Selon la Commission européenne, les consommateurs seront les premiers à bénéficier de l'ouverture à la concurrence, avec des tarifs en baisse et un nombre de trains et services en hausse. Mais pour l'heure, les candidats sont rares : seuls Trenitalia, la Deutsche Bahn et un petit opérateur de fret européen ont déposé des demandes de créneaux horaires de circulation (sillons) pour 2010 auprès de Réseau ferré de France (RFF), gestionnaire des voies. Cette frilosité est due aux nombreux obstacles techniques et bureaucratiques à franchir, mais aussi à la crise économique qui a freiné le trafic ferroviaire, selon les experts.                                                                                                                 L'autre grand concurrent de la SNCF, la compagnie aérienne Air France-KLM, compte s'allier avec Veolia Transport pour créer un champion européen de la grande vitesse ferroviaire et faire rouler des trains en France. Mais le projet ne devrait pas voir le jour avant 2011.                                                                                                                                                    JPF

Modification de la définition des diverses catégories de chômeurs

                                                    En réponse à la polémique qui avait éclaté en 2007, le Pôle emploi et la Dares ont modifé la définition des catégories de demandeurs d’emploi et le mode de présentation de leurs résultats. Une modification qui améliore et précise les statistiques mensuelles des demandeurs d’emploi et entraîne une évolution des chiffres du chômage en France.                                                                                                                                                                       Article de Jacques Freyssinet sur le site www.idies.org                                                                                                                                                                                       JPF 

 MARS 2009

Avec Mayotte, la France comptera 101 départements en 2011

Les habitants de Mayotte (Océan Indien) ont massivement voté (95,2 % des suffrages) pour la départementalisation de leur île. Un peu plus de 70.000 électeurs étaient appelés à se prononcer sur le statut de Mayotte, qui deviendra donc en 2011 le 101ème département français et le 5ème DOM. La participation s'est établie à 61,02 %, selon la préfecture. Dans une rare unanimité, tous les partis politiques représentés au conseil général, présidé par l'UMP, avaient appelé les habitants à voter "oui" au référedum.                                                                                                                                                                                     JPF

Les syndicats mobilisent contre la crise et le gouvernement

Malgré la crise que traverse le syndicalisme français, avec le taux de syndicalisation le plus faible des pays développés (6 % de salariés syndiqués, 1.597.390 de syndiqués en comptant les retraités), la nouvelle journée de mobilisation organisée par l'intersyndicale a été fortement suivie. Déçus par les annonces de Nicolas Sarkozy dans son allocution « Face à la crise », pas plus convaincus par celles du sommet social du 18 février qui faisait suite à la mobilisation du 29 janvier dernier, les huit principaux syndicats ont appelé tous les secteurs à se mettre en grève et à défiler dans les rues. Résultats : entre 1,2 et 3 millions de personnes ont manifesté partout en France, pour protester contre les conséquences de la crise économique et contre l'insuffisance des mesures prises par le gouvernement.                                                                                                                                                                                       JPF 

Journée de la femme : les inégalités hommes-femmes persistent

Le 8 mars, comme tous les ans, la journée de la femme est l'occasion de faire le point sur la situation des femmes et pointer les inégalités dont elles sont victimes. Même si les inégalités tendent à se réduire en France, les femmes gagnent toujours en moyenne 19 % de moins que les hommes  (pour les salariés à temps complet), 27 % de moins que les hommes tous emplois confondus (en tenant compte des emplois à temps partiel). Les écarts sont de 10 % à poste de travail et expérience équivalents. Plus on s’élève dans la hiérarchie des salaires, plus les inégalités salariales entre hommes et femmes sont fortes. L’écart va de 6 % chez les employés, 20 % chez les ouvriers, et jusqu'à 30 % chez les cadres supérieurs. Les postes d’encadrement restent encore le plus souvent réservés aux hommes : un sur quatre seulement est occupé par une femme. Une seule des entreprises du CAC 40 est dirigée par une femme (seulement 7 % de femmes nommées au Conseil d'administration des entreprises du CAC 40). Enfin, les femmes sont également plus souvent touchées par le chômage.                                                       Mais les inégalités entre les sexes ne se limitent pas au monde du travail. Dans la sphère familiale, les tâches domestiques sont très inégalement réparties. Le ménage, les courses et les enfants demeurent encore « une affaire de femmes ». Dans le domaine politique, les inégalités semblent encore plus criantes, malgré la loi du 6 juin 2000 qui impose pour certaines élections l’égalité de représentation entre hommes et femmes. Les femmes restent sous-représentées au Parlement, avec seulement 20 % de femmes (18,5 % de députées et 21,8 % de sénatrices).                                                                                                                                     JPF

La grève générale n'en finit plus aux Antilles

Les Antilles sont plongées dans la grève depuis plus d'un mois et demi. En Guadeloupe, comme en Martinique, seuls quelques rares magasins sont restés ouverts durant cette longue grève générale. Les membres du "collectif contre l'exploitation" (LKP) guadeloupéen qui mène le mouvement, passaient dans les rues pour obliger les quelques commerces ouverts à baisser leur rideau. Les manifestants ont installé des barrages partout dans l'île, empêchant les habitants d'aller et venir pour travailler ou pour acheter des denrées alimentaires ou s'approvisionner en carburant. En Martinique, un accord est intervenu sur une augmentation de 200 euros mensuels des salariés  touchant jusqu'à 1,4 Smic. Comme en Guadeloupe, le collectif martiniquais a immédiatement déclaré rester "mobilisé jusqu'à l'aboutissement des négocia-tions", appelant à la poursuite du mouvement de grève générale jusqu'à un accord sur les prix. Le chef du collectif guadeloupéen, Elie Domota, a organisé la tournée des entreprises avec les militants du LKP, pour faire signer l'accord salarial sur l'augmentation de 200 euros, conclu avec des organisations patronales minoritaires. Le Medef guadeloupéen, représentant le patronat, dénonce les "intimidations" et "menaces" du LKP, et explique que de nombeuses entreprises ont déjà été placées en faillite entraînant une suspension des contrats de travail. De plus en plus de voix se sont élevées chez les salariés du privé qui craignent de perdre leur emploi, alors que le Medef a entrepris de communiquer chaque jour des chiffres illustrant l'impact de la grève et des blocages des principales zones industrielles. 25.000 touristes ont annulé leur séjour depuis le début du conflit, alors que 60 millions de bananes ont été perdues, sur la même période, bloquées au port ou sur les plantations.                                                                 Le Premier ministre François Fillon a, à plusieurs reprises, appelé à une fin rapide du conflit, assurant que "l'économie de la Guadeloupe est au bord du gouffre" et qu'il y aurait "des dégâts considérables liés à la longueur de ce conflit".                                                                                                                                                                                                    JPF

La pauvreté en France et dans les pays riches

Le niveau de pauvreté* varie de façon considérable entre les pays de l'OCDE (30 pays les plus développés). Les pays d’Europe du Nord, Danemark, Suède et Finlande sont ceux où la pauvreté (ménages aux revenus inférieurs à 60 % du revenu médian) est la moins répandue. La France se classe en cinquième position, avec un taux de pauvreté de 13,2 %. Elle se place même juste après le trio de tête pour ce qui concerne la grande pauvreté (revenus inférieurs à 40 % du niveau de vie médian) avec un taux de seulement 2,8 %, et fait deux fois mieux que la moyenne de l’OCDE (5,6 %). États-Unis, Corée et Japon ferment la marche du classement. Les USA comptent près d’un quart de leur population vivant dans la pauvreté, selon la définition élargie (60 % du revenu médian), mais aussi une proportion de grande pauvreté cinq fois plus élevée qu’au Danemark et deux fois plus que la moyenne des pays riches.                                                                                                                                                        * La définition de la pauvreté dépend du seuil de pauvreté retenu. La plupart des pays utilisent un seuil dit "relatif" : on considère comme pauvre, la personne dont les revenus sont inférieurs à un seuil défini de façon relative au revenu médian. Suivant ce que l’on veut mesurer, on peut placer seuil plus ou moins proche du revenu médian.      A 40 % du revenu médian, on obtient le seuil de "grande pauvreté". A 50 %, on obtient le seuil de "pauvreté longtemps utilisé en France (jusqu'en 2007), tandis qu’à 60 % on obtient le seuil de "pauvreté élargie" retenu en Europe et correspond davantage à la définition d'une population "très modeste".                                                                                                                                                                                                                              JPF 

 FÉVRIER 2009

Hausse record du nombre de chômeurs en France

Le mois de janvier a connu la plus forte hausse du nombre de chômeurs depuis que les statistiques du chômage existent. C'est plus de 90.000 chômeurs supplémentaires que les listes du pôle emploi ont enregistrés en janvier, conséquence directe de la crise mondiale et de la contraction de l'activité économique au 4ème trimestre 2008.                                              Après être repassé au dessus de la barre symbolique des deux millions fin 2008, le nombre de demandeurs d'emploi (catégorie 1) atteint désormais 2.205.000 à la fin janvier en France.        La hausse sur l'ensemble de l'année 2008 a été de 11,4 % (+ 217.000 chômeurs), soit la plus forte hausse depuis 1993 (année de recul du PIB). Les chiffres sont donc très mauvais et cela ne risque guère de s'arranger selon le Ministère de l'économie, selon lequel « Dans un contexte de crise économique et financière globale, les anticipations dégradées des entreprises vont peser sur les évolutions du marché du travail. » Autrement dit, le chômage va continuer d'augmenter. Ce qu'a confirmé Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, qui s'attend dans les mois à venir à une poursuite de la dégradation de l'emploi. L'Unedic, qui a fusionné avec l'ANPE pour former le Pôle Emploi, prévoit 282.000 chômeurs de plus pour 2009.                                                                                                                                                                     Evolution du nombre de chômeurs depuis 1993                                                                                                                                                                                                JPF 

Un plan de relance anti-crise de 26 milliards d'euros

Le plan de relance français de 26 milliards d'euros contre la crise, définitivement adopté par le Parlement, vient d'être détaillé par le Premier Ministre. François Fillon a redit son objectif de «soutenir l'activité par l'investissement», seul moyen, selon lui, de soutenir l'emploi en France à long terme. Le gouvernement a retenu mille chantiers (transports, universités, patrimoine…) «répartis sur tout le territoire national», qui doivent avoir un «fort impact économique et social». Contre les critiques, Matignon défend l'idée que seule la relance de l'investissement peut être une politique efficace contre le chômage. Parmi les chantiers envisagés, l'investissement dans les infrastructures de transport et la rénovation du réseau routier national permettra la sauvegarde d'environ 4.000 emplois. La réalisation de 100.000 logements locatifs sociaux et la rénovation urbaine «mobilisera» plus de 140.000 emplois dans le BTP en 2009. L'amélioration de la sécurité des établissements universitaires, la construction de logements étudiants, la rénovation du patrimoine, la mise en chantier de nouveaux palais de justice et de prisons, devraient également soutenir l'activité.                                                                                                                                                                                                 JPF

Déficit commercial record pour la France en 2008

Le déficit du commerce extérieur de la France s'est très nettement aggravé en 2008 dépasssant les 55 milliards d'euros, nouveau record après celui enrigistré en 2007 qui s'élevait déjà à plus de 40 milliards d'euros. Sur l'année, les exportations ont augmenté de près de 10 milliards pour atteindre les 410 milliards d'euros, et les importations ont encore plus nettement augmenté (23 millliards), dépassant ainsi les 465 milliards d'euros.                                           Le commerce extérieur français, en constante dégradation depuis l'année 2002, enregistre régulièremnt depuis cinq ans des déficits qui tournent désormais atour de 5 milliards par mois. Le fort creusement du déficit est essentiellement dû à l'envolée des importations liée à la flambée des cours du pétrole et des matières premières et parallèlement à la baisse des exportations liée au faible niveau des livraisons aéronautiques et d'une baisse généralisée des ventes d'automobile vers l'Union européenne.                                                                     Dans le même temps l'Allemagne devrait enregistrer en 2008 un excédent commercial de près de 180 milliards d'euros et le titre de second exportateur mondial derrière la Chine (280 milliards de dollars). De quoi alimenter la thèse des déclinologues qui avancent la perte de la compétitivité française pour expliquer ses mauvais résultats dans la compétition internationale alors que les échanges mondiaux ne cessent d'augmenter.                                                                                                                                                                                 JPF

L'OMC s'inquiète des tentations protectionnistes face à la crise

Washington vient de porter plainte contre l'Union européenne devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) afin d'obtenir l'autorisation de la commercialisation en Europe de la volaille américaine désinfectée au chlore. Les Etats-Unis espérent ainsi obtenir la levée de l'interdiction en vigueur depuis dix ans en Europe, de l'importation des volailles américaines, au nom du libre-échange. Autre offensive commerciale américaine, le triplement des droits de douane imposés au roquefort, fromage fabriqué en France, en rétorsion au maintien par l'Union européenne de l'interdiction de commercialisation du boeuf aux hormones américain. Ce conflit du boeuf aux hormones dure également depuis plus de dix ans. Les Etats-Unis ont annoncé de manière plus générale leur décision d'imposer des droits de douanes de 100 % sur un liste de toutes sortes de denrées alimentaires comme les fruits et légumes, les champignons, les céréales, le chocolat, les châtaignes, les jus de fruits ou encore les eaux minérales. Les Européens ont indiqué envisager de porter plainte devant l'ORD contre les Etats-Unis considérant que "les implications de cette mesure en termes d'échanges commerciaux seront importantes".                                                                                                                                                               Vidéo explicant le contentieux commercial entre l'Europe et les Etats-Unis                                                                                                                                                           JPF  

Le rapport Balladur propose une réforme territoriale

Parmi les vingt propositions du comité Balladur figure celle de favoriser les regroupements volontaires des régions pour réduire leur nombre de vingt deux à quinze. Les raisons avancées dans le rapport : "un périmètre géographique contestable et une faible densité". L'idée serait de doter les régions d'une population moyenne de trois à quatre millions d'habitants. Le comité n'a pas retenu l'idée de supprimer l'échelon des départements, mais il s'est tout de même prononcé en faveur de regroupements volontaires, comme pour les régions. Les compétences entre les différentes collectivités territoriales devront être clarifiées. Seules les communes et les agglomérations préserveraient tous leurs niveaux d'intervention avec "la clause générale de compétence". En revanche, les attributions des départements et des régions seraient spécialisées. L'objectif est d'éviter que l'ensemble des compétences soient partagées par toutes les collectivités. Et ainsi limiter la dépense des collectivités locales, qui représente 20 % des dépenses publiques.                                                                                                                                                                                                       JPF 

 JANVIER 2009

Mobilité sociale : le déclassement prend de l'ampleur

Le déclassement, c'est-à-dire cette trajectoire descendante qui voit des généations condamnées à de moins bonnes conditions de vie que leurs parents et privées d'espérance d'ascension sociale, est un phénomène de plus en plus visible depuis une dizaine d'années en France. Camille Peugny, sociologue, vient de publier ce mois-ci un petit livre très clair sur le sujet, une synthèse d'autant plus nécessaire que le déclassement fait désormais partie des grandes mutations qui caractérisent la société française du début XXIe siècle. Le sociologue pointe la dégradation des perspectives de mobilité sociale, les « déclassés » connaissant frustra-tions, crispations et radicalisation dans la manifestation de leur mécontentement.                                                                                                                                                   JPF

Mobilisation sociale : 2 millions de manifestants dans la rue

Entre un et deux millions et demi de personnes ont manifesté jeudi 29 janvier partout en France à l'appel des syndicats. La très forte mobilisation des salariés du public ­(majoritaires), mais aussi du privé, de chômeurs et de retraités, dépasse celle de 2006 contre le CPE, ou celle de 2003 contre la réforme Fillon des retraites, ou de 1995 contre le plan Juppé pour la Sécu et les régimes spéciaux. Signe d'un malaise diffus, les revendications étaient assez disparates dans les cortèges : l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat, les retraites, la défense des services publics, ou bien encore le retrait de la loi Bachelot sur l'hôpital, le « désarmement de la finance » ou le soutien aux associations, au Planning familial ou aux foyers ruraux...                              Pour Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, ce 29 janvier est « un événement social de grande importance ». « Ça fait longtemps qu'on n'avait pas vu autant de monde dans les rues », remarque Alain Lecanu, l'un des leaders de la CFE-CGC. François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, voit pour sa part dans la journée de jeudi « l'une des plus grandes manifestations des vingt dernières années » et affirmé que « l'objectif est gagné en particulier grâce à la présence massive des salariés du privé ». Selon Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat FO, "la crise économique est en train de se transformer en crise sociale, et peut être demain en crise politique".                                                                                                                                                                                                                      JPF 

L'Assemblée nationale rejette la motion de censure socialiste

La motion déposée par le Parti socialiste devant l'Assemblée et qui visait à censurer le gouvernement, n'a recueilli que 231 voix, soit 58 de moins que la majorité requise (289) pour être adoptée. Davantage considérée comme un support de débat et de cristallisation d’un affrontement entre l’opposition et la majorité qu’un moyen pour les députés de renverser vraiment le gouvernement, la motion de censure a été défendue au titre de l'article 49-2 de la Constitution qui permet aux députés d'exercer leur droit de contrôle et d'exprimer le cas échéant, leur défiance au Gouvernement. Depuis 1958 (Vème République), une seule motion de censure a été adoptée (1962), se traduisant par le renversement (démission) du  gouvernement.                                                                                                               Pour en savoir plus sur la motion de censure                                                                       Article Wikipédia sur la motion de censure                                                                                                                                                                                                         JPF

L'euro fête ses dix ans

Le 1er janvier 1999, l'Union européenne lançait l'euro (financier), la première monnaie unique du continent européen. Après des débuts difficiles, la plupart des économistes sont d'accord pour dire que l'euro est un succès et qu'il a permis de faire baisser les taux d'emprunt, de faciliter les échanges commerciaux et le tourisme, de doper la croissance et de renforcer l'unité européenne. L'euro a d'abord été adopté par onze pays de l'Union : l'Autriche, la Belgique, la Finlande, la France, l'Allemagne, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et l'Espagne. Il a été utilisé uniquement sur les marchés financiers pendant trois ans, avant la mise en circulation des billets et des pièces (euro fiduciaire) le 1er janvier 2002. La Grèce en 2001, puis la Slovénie en 2007, puis Chypre et Malte en 2008, ont rejoint la zone euro. La Slovaquie va adopter à son tour la monnaie unique européenne le 1er janvier 2009, portant le nombre de pays de la zone euro à seize.                                                                                        Pour en savoir plus sur le bilan de l'euro                                                                          Pour en savoir plus sur l'euro                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Fusion ANPE-ASSEDIC et création du pôle-emploi

                                                  Depuis le 1er janvier, les services de l'ANPE (Agence nationale pour l'emploi) et des ASSEDIC (Associations pour l'emploi dans l'industrie et le commerce) ont fusionné. Désormais, les chômeurs auront un guichet unique pour régler leurs problèmes d'emploi et d'allocations chômage. Huit syndicats de l'agence (SNU-ANPE, CFDT, CFE-CGC, CGT, CFTC, FO, Sud et Unsa) ont appelé à la grève pour demander "la revalorisation des salaires, l'augmentation immédiate des effectifs et l'amélioration des conditions de travail, qui vont encore plus se dégrader avec cette fusion". "On peut comprendre les angoisses, il y en a dans toute fusion ou rapprochement d'organismes", a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux, président de l'Unedic, "mais c'est maintenant que le chômage commence à remonter qu'il faut faire ce que tous les pays d'Europe ont fait, c'est-à-dire mettre dans la même pièce la personne qui vous indemnise et celle qui vous retrouve un emploi", a-t-il souligné. "Cette réforme, elle était déjà indispensable avant, elle l'est encore plus maintenant", a-t-il ajouté. Si la naissance juridique du Pôle emploi, l'organisme issu du mariage entre l'ANPE et les Assedic, est effective depuis le 1er janvier 2009, les nouveaux services pour les chômeurs ne seront opérationnels qu'à la fin de l'été 2009. A cette échéance, tous les demandeurs d'emploi pourront effectuer leurs démarches dans un même lieu, auront un entretien unique d'inscription et seront suivis par un référent unique.                                                                                                                                                                                                                                                       JPF               

Le nombre de naissances ne cesse d'augmenter en France

Le nombre de naissances en France a atteint un record en 2008 (depuis 1981), avec un peu plus de 800.000 nouveaux-nés, un chiffre en hausse de 9 % depuis 1998 (de 738.000 à 801.000) selon la dernière étude de l'INED. Selon l'Institut national des études démographiques, ce chiffre devrait se stabiliser dans les prochaines années : les femmes ayant une meilleure gestion de leur fécondité grâce à la contraception et surtout un souci de concilier vie familiale et vie professionelle. Si en 1970, la première naissance survenait avant 24 ans, en 2008, elle avait lieu à 28 ans. Au 1er janvier 2009, la population de la France est estimée à 64,3 millions d’habitants, en augmentation de plus de 350.000 par rapport à l'année précédente.                                                                                                                                                                                                                                                JPF 

 DÉCEMBRE 2008

Le Président veut promouvoir la diversité et l'égalité des chances

Le Président Nicolas Sarkozy veut donner une nouvelle impulsion à la discrimination positive, forme française de "l'affirmative action" américaine. Mais sa quête de la diversité se se heurte au principe de l'égalité de la Constitution. Lors de son discours, Nicolas Sarkozy devrait annoncer l'obligation pour les classes préparatoires aux grandes écoles d'accueillir 30 % d'élèves boursiers ainsi qu'une généralisation du CV anonyme. Il devrait aussi fixer une obligation de résultats aux partis politiques, lesquels seront tenus de promouvoir la diversité dans leurs rangs et de dresser un bilan annuel, au risque, s'ils ne respectent pas cette contrainte, de perdre une partie de leurs subventions publiques. Le gouvernement a déjà fait un pas dans la diversité en nommant comme garde des sceaux Rachida DATI, Rama YADE comme secrétaire d'État au ministère des affaires étrangères, et Fadela AMARA, au poste de secrétaire d'État à la politique de la ville.                                                                                                                                                                                                                           Guillaume Kauffmann 

Baisse historique des taux d'intérêt dans le monde

                                                                   La réserve fédérale américaine (Fed) a abaissé ses taux d'intérêt directeurs à un niveau jamais vu, à une marge de fluctuation comprise entre 0 % et 0,25 %. La décision a été prise à l'unanimité du comité de politique monétaire, au vu de la détérioration de la situation économique. C'est la dizième fois consécutive que la Fed baisse ses taux. Les conditions sur le marché du travail se sont fortement détériorées, les dépenses de consommation, les investissements des entreprises et la production industrielle ont sévèrement décliné.                Les marchés financiers restent sous pression et les conditions de crédit serrées, se sont encore affaiblies. La Fed dit vouloir employer tous les moyens disponibles pour soutenir la reprise, ce qui justifie des niveaux exceptionnellement bas sur les taux pendant quelques temps. Au final, les ménages et les petites entreprises devraient voir facilité leur accès au crédit, ce qui devrait relancer l'activité économique.                     Camille Bretteville, Saliha Abid, Charline Audrain                                                                                                                                           La Banque centrale européenne (BCE) vient de décider une nouvelle baisse de ses taux directeurs. En raison de la récession qui menace l'économie européenne, la BCE a baissé son principal taux directeur de 0,5 point, ce qui revient à le ramener à 2 %, soit le niveau le plus bas depuis la création de la BCE en 1998. Cette baisse a pour but de permettre à tous les secteurs institutionnels, tous les agents économiques, d’avoir accès plus facilement au crédit. Ceci engendrera une dynamisation des investissements, de la consommation et donc de la production : l’activité économique sera alors relancée.                                                                                                                                                                     Carolann Vaucher                                                                                                                                      La Banque de Grande-Bretagne (BoE), a décidé de baisser d'un demi-point son taux directeur, adoptant ainsi le taux le plus bas de son histoire (depuis 1694) à 1,5 %, pour faire face à la crise économique et financière et limiter les risques de déflation menaçant l'économie britannique en récession.                                                                                                                                                                                                                              JPF 

Sommet de Bruxelles : accord historique sur le climat

L'accord est décrit comme "historique" par Nicolas Sarkozy, Président en exercice de l'Union européenne. Il s'agit du plan que les européens viennent d'adopter pour lutter contre le réchauffement climatique. "Il n'y a pas un continent au monde, a-t-il expliqué, qui se soit doté de normes aussi contraignantes que celles que nous venons d'adopter à l'unanimité". Ce plan précise comment les pays européens et leurs secteurs économiques devront procéder pour mener leur révolution verte : d'ici à 2020, il s'agira de réduire de 20 % les émissions de gaz carbonique, d'accroître de 20 % les économies d'énergie et enfin d'augmenter de 20 % les énergies renouvelables. Le compromis arraché par la Présidence française, l'a été au prix de quelques dérogations, comme celle accordée aux pays de l'Est d'utiliser leurs centrales à charbon.                                                                                                                   Alors que la négociation sur le climat a repris, à Poznan (cf. article plus bas), sous l'égide de l'ONU, le Conseil européen envoie un signal clair au reste du monde. « On dira aux Américains : nous on l'a fait, à vous de le faire maintenant », a lancé Nicolas Sarkozy. Jose Manuel Barroso, patron de la Commission, insiste : « Yes, you can ! » Cela tombe bien. Le président élu des États-Unis, qui prendra ses fonctions le 20 janvier 2009, a l'intention d'engager résolument son pays dans la lutte pour la préservation écologique de la planète.                                                                                                                                                                 JPF 

Les plans sociaux (licenciements) se multiplient

Rien ne va plus dans l'industrie et même ailleurs : les annonces de restructurations se multiplient en France et dans le monde. Après l'industrie automobile qui débauche à tour de bras chez les constructeurs et leurs sous-traitants (General Motors, Ford, Chrysler, Volvo, Renault, Faurécia, La Barre Thomas, Plastic Omnium...), et les industries liées comme les producteurs d'acier (9000 suppressions d'emplois chez Arcelor-Mittal) ou l'extraction minière (14000 suppressions de postes chez Rio Tinto), c'est au tour de l'industrie du bâtiment (20000 emplois en moins prévus dans les prochains mois), du médicament (700 licenciements chez Pfizer France), de l'électronique de loisirs (16000 suppressions d'emplois annoncées chez Sony) et des télécoms (4000 suppressions de postes chez Alcatel-Lucent, et 4000 emplois en moins chez Telecom Italia) de procéder aux ajustements de personnels pour faire face à la crise.         La baisse d'activité se traduit aujourd'hui par de brutales destructions d'emplois qui menacent à leur tour le niveau de la consommation, ce qui pourrait aggraver la crise, et ceci au niveau mondial. Après le secteur financier, c'est au tour de l'économie réelle d'être durement touchée par la crise. Les Etats-Unis ont annoncé plus d'un demi million de suppressions d'emploi pour le seul mois de novembre, ce qui n'était plus arrivé depuis 34 ans. Le plus préoccupant est que celles-ci ont lieu dorénavant aux deux tiers dans le secteur des services qui paraissait pourtant jusque là épargné par la crise.                                                                                                                                                                                                                        JPF 

Conférence de Poznan pour préparer l'après Kyoto

Les représentants des gouvernements du monde entier entament à Poznan (Pologne), deux semaines de négociations sous l'égide des Nations Unies afin de préparer un nouvel accord de lutte contre le réchauffement climatique. L'avancée des négociations est impérative, car les émissions mondiales de gaz à effet de serre (CO2) n'ont jamais été aussi élevées. Actuellement, seuls les pays industrialisés qui ont ratifié le Protocole de Kyoto (37 pays sur 192) sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes, sur la période 2008-2012. Les pays en développement, bien que signataires, n'y sont pas soumis. L'enjeu est donc à Poznan, de négocier pour boucler un accord à Copenhague fin 2009, juste à temps pour prendre le relais de la première phase de Kyoto en 2012 et en faisant signer à la fois les Etats-Unis et les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique) qui polluent désormais autant que les pays industrialisés.                                                                                                                                                                                                      JPF

 NOVEMBRE 2008

Crise des subprimes : la citation du mois

"I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the American people ever allow private banks to control the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the banks will deprive the people of all property until their children wake-up homeless on the continent their fathers conquered".  Thomas Jefferson 1802                                                                                                                                                                                                      "Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession,d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"   Thomas Jefferson 1802                                                               

La croissance française révisée à la baisse en 2008 et 2009

Le gouvernement français table désormais sur une croissance à peine supérieure à 0,5 % en 2008, et "comprise dans une fourchette de 0,2 % à 0,5 % en 2009", contre 1 % à 1,5 % auparavant, a indiqué la Ministre de l'économie Christine Lagarde. Cette révision à la baisse tient désormais compte des effets de la crise financière qui "commencent à se faire sentir et vont perdurer pendant plusieurs trimestres" selon la Ministre. Le FMI (fonds monétaire international) quant à lui, s'est montré encore plus pessimiste en tablant sur un recul du PIB (dépression) de l'ordre de 0,5 %, tout comme l'ensemble de la zone euro. Le gouvernement n'ayant pas l'intention de compenser les pertes de recettes par des augmentations d'impôts, la croissance nulle voire négative risque de provoquer "des déficits plus importants", a admis le ministre français du Budget, Eric Woerth. Le déficit public initialement prévu à 2,7 % du PIB en 2008 et 2009, se creuserait par conséquent à 2,9 % cette année et 3,1 % l'an prochain, au-delà de la limite de 3 % tolérée par Bruxelles. "Il ne s'agit nullement de s'affranchir du Pacte de stabilité et de croissance. La Commission européenne a d'ailleurs répété qu'elle tiendrait compte des circonstances exceptionnelles que l'ensemble de l'Europe connaît pour examiner la situation", a ajouté le Ministre.                                                                                                                                                                                              JPF  

Le nouveau Président des États-Unis face aux défis économiques

Le nouveau Président américain, Barack Obama, va devoir faire face à une crise économique désormais mondiale et redéfinir, avec ses partenaires européens, de nouvelles règles pour la finance internationale. Les Européens en particulier attendent beaucoup du futur président, alors qu'ils s'estiment victimes d'une crise financière née du système bancaire américain et reprochent à l'administration Bush son unilatéralisme des huit dernières années.                       Joseph Stiglitz, professeur d'économie à l'université de Columbia à New York et prix Nobel d'économie, attend lui aussi "un changement de philosophie par rapport à l'administration Bush", qui "ne savait pas gérer la crise" et avait "violemment rejeté l'approche multilatérale", a-t-il dit. Cela "devrait générer de l'espoir dans certains pays", mais cela ne "va pas résoudre en soi les problèmes, seulement offrir l'opportunité de le faire", nuance-t-il.                                  Il est vrai que durant la campagne présidentielle, le candidat Barack Obama a été peu précis sur son programme économique et qu'il est aujourd'hui difficile d'avoir une idée claire de ce qu'il va faire pour régler les problèmes des économies américaines et mondiales.                                                                                                                                    -                       Découvrir les douze défis de Barack Obama                                                                                                                                                                                                      JPF 

 OCTOBRE 2008

Le pétrole n'en finit plus de baisser et repasse sous les 60 dollars

                                     Les prix du pétrole ne cesse de baisser depuis leur plus haut historique atteint le 11 juillet 2008 à 147 dollars le baril. Aujourd'hui, le baril de brut se négocie au dessous des 60 dollars, soit un prix deux fois et demi inférieur à celui d'il y a trois mois. Les opérateurs sur le marché de l'or noir s'inquiétent désormais des effets du ralentissement brutal de l'économie mondiale sur la consommation de pétrole.                                                                                                                                                                                                                                    Lire l'article de Charline Audrain sur les variations du prix du pétrole.                                                                                                                                                                     JPF 

Krach historique des bourses

Les marchés financiers ont connu une dégringolade sans précédent durant ce mois d'octobre, rappelant la panique boursière de 1929. Ni les baisses de taux d'intérêt et injections de liquidité des banques centrales, ni les opérations massives de soutien aux banques sur fonds publics et les garanties de dépôts décidées par les gouvernements, ni les appels au calme des grands argentiers internationaux n'ont pour l'instant réussi à endiguer la déroute générale.                                                                                                                                                      Lire l'article de Clément Marquez et Rémi Conte sur le krach boursier et la crise des subprimes    Lire les explications simples de la crise actuelle (article du Monde)                                                                                                                                                                        JPF 

Le prix Nobel d'économie attribué à l'américain Paul R. Krugman

L'économiste américain Paul Robin Krugman, spécialiste de la mondialisation et éditorialiste réputé du New York Times, vient de recevoir le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur le commerce international. Professeur à la prestigieuse université de Princeton (New Jersey, Etats-Unis), Paul Krugman, a été récompensé pour "avoir montré les effets des économies d'échelle sur les modèles du commerce international et la localisation de l'activité économique", a expliqué l'Académie royale suédoise des sciences dans ses attendus.                                   
Ses analyses énonomiques, diffusées depuis la fin des années 1970, ont permis de mieux comprendre la mondialisation de l'économie, la mobilité de la production, de la main d'oeuvre et des capitaux. L'universitaire à la double formation d'historien et d'économiste, souvent à contre-courant des écoles libérales, a montré que la mondialisation tend à concentrer la production et les populations, et donc la croissance, dans les régions déjà les plus favorisées, creusant un peu plus l'écart entre "le centre urbain de la haute-technologie et ses périphéries sous-développées".                                                                                                         Le prix a été décerné alors que le monde subit l'une de ses plus graves crises financières depuis le krach de 1929. Depuis 1999, Krugman n'a eu de cesse de critiquer sévèrement la politique du président américain George W. Bush qu'il considère comme à l'origine de cette crise.                                                                                                                                       JPF  

L'Europe à la recherche d'une réponse commune face à la crise

Les quatre pays européens du G8 (France, Allemagne, Grande-Bretagne et Italie) se sont réunis à Paris pour définir un réponse commune face à la crise financière, mais apparaissaient quelque peu désunis face aux mesures concrètes à prendre. Le président français, Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne (UE), veut mettre en place une coordination des Européens. Il veut une réponse collective et à tout prix éviter l'absence de solidarité entre les pays de l'UE. Un point de vue partagé par le Directeur-général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, qui a tenu à souligner l'importance de la coordination des décisions des pays européens face à la crise. Concernant l'adoption d'un "plan Paulson" pour les banques européennes, il a jugé que "l'Europe est dans une situation différente des Etats-Unis", précisant qu'en Europe "il faut une coordination".                           Pourtant, les discussions risquent d'être longues avant de trouver une position commune. En effet, l'idée avancée jeudi par la ministre française de l'Economie Christine Lagarde dans un journal allemand de constituer un fonds européen de sauvetage des banques, projet pour lequel un montant de 300 milliards d'euros a été cité, a été refusé par les Allemands. "Pas question d'accorder des chèques en blanc aux banques, qu'elles se soient comportées de manière responsable ou pas", a indiqué Mme Merkel, qui préfère réagir "au cas par cas". L'idée d'un tel fonds a également été rejetée par MM. Trichet et Juncker. Quant à Gordon Brown, le Premier Ministre allemand, s'il a reconnu que la crise financière avait une "dimension européenne", il a jugé "normal" que des solutions soient recherchées au niveau de chaque pays. La coordination des politiques économiques en Europe reste encore de l'ordre du virtuel. La crise actuelle en apporte, s'il le fallait encore, une nouvelle preuve.                                                                                                                                                                 JPF 

Concentration dans le secteur bancaire

En pleine crise financière mondiale, la banque française BNP-Paribas rachète Fortis et devient par conséquent la première banque de dépôt de la zone européenne. La BNP va pratiquement débourser 15 milliards d'euros pour absorber la banque hollandaise Fortis qui, malgré l'aide de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas, n'a pas réussi à remonter la pente. Grâce à cette stratégie de concentration de la banque française et à la crise mondiale, la BNP va devenir la première banque de dépôt de la zone euro. Après avoir déboursé 5,5 milliards d'euros en cash et 9 milliards d'euros en action, les dirigeants de la banque ont voulu rassuré tout le monde en disant qu'ils étaient confiants des responsabilités à prendre par rapport à la Belgique et au Luxembourg après ce rachat. Maintenant, il est difficile de savoir ce que va devenir le nouveau groupe et ses nouveaux employés, même si par rapport aux autres banques françaises (Crédit Agricole, Société Générale, Banque Populaire...) et à la crise, il s'en sort plutôt bien.                                                                                                                                                                                                                                                                 Thomas Belvèze 

 SEPTEMBRE 2008

Des salariés en grève menacent de faire sauter leur production

Les salariés de la fonderie Helveticast, propriété du fonds d'investissement suisse Vista Capital Management, ont menacé de "faire sauter" avec des bouteilles de gaz, un stock de 14.000 pièces en aluminium amoncelées devant leur usine. Le délégué syndical CGT de la fonderie située aux Ponts-de-Cé (au sud d'Angers) a expliqué que les salariés en grève depuis plus d'une semaine ont été poussés à cette extrémité pour empêcher la mise en oeuvre du plan social prévoyant la suppression de 18 emplois sur les 90 que compte l'entreprise. Selon le correspondant de l'AFP, des vitres ont été cassées depuis l'intérieur de l'usine, de la fumée sortait du bâtiment où étaient retranchés les grévistes, mais les salariés n'ont pas mis leur menace à exécussion, préférant repousser leur ultimatum.                                                                                                                                                                                 JPF 

 AOUT 2008

Le revenu de solidarité active sera financé par de nouvelles taxes

Le revenu de Solidarité active (RSA) est une allocation qui vise à la fois à remplacer des minima sociaux existants comme le RMI et l'allocation parent isolé (API), à se substituer à des dispositifs d’intéressement de retour à l’emploi, comme la prime de retour à l’emploi (PRE) et la prime pour l’emploi (PPE). Le RSA est à la fois un complément de revenu permettant de garantir que le retour au travail procure des revenus nettement supérieurs aux revenus d'assistance et un revenu minimum pour ceux qui ne retrouvent pas d'emploi. Son objectif est donc d'encourager le travail, et de faciliter le retour à l’emploi, tout en réduisant le nombre de travailleurs pauvres. La réforme de Martin Hirsch devrait entrer en vigueur le premier janvier prochain et devrait coûter un milliard et demi d’euros de plus que les prestations qu’il va remplacer. Son financement sera assuré par une taxation supplémentaire de 1,1 % des revenus du capital, ceci afin de ne pas aggraver le déficit de l’Etat.                                                                                                                                                                                                              Présentation du RSA : Wikipédia ou Site gouvernemental                                                                                                                                                                                JPF 

La dette publique française s'approche des 1300 milliards d'euros

Au deuxième trimestre 2008, la dette publique française a encore augmenté de 18,8 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent. L'ensemble des engagements financiers pris sous formes d'emprunts par l'Etat s'établit désormais à 1 269 milliards d’euros au 30 juin, soit 65,7 % du PIB, et devrait atteindre les 1330 milliards d'euros, soit près de 69 % du PIB à la fin de l'année. Le seuil des 60 % d'endettement public par rapport au PIB prévu dans les traités de Maastricht et d'Amsterdam (Pacte de stabilité et de croissance) est depuis longtemps largement dépassé (2003).                                                                                              L’objectif du gouvernement qui compte ramener la dette à 61,8 % du PIB en 2012 semble de plus en plus difficile à atteindre, d'autant plus que la situation économique tend à se dégrader, ce qui devrait accroître encore les difficultés des autorités à équilibrer les comptes publics.                                                                                                                                                           Découvrir le montant de la dette publique française et des intérêts de la dette                                                                                                                                                 JPF 

 JUILLET 2008

L'inflation au plus haut en France et en Europe

L'inflation a atteint 3,6 % sur un an en juillet en France, un niveau inégalé depuis juillet 1991, et 4,1 % dans la zone euro, alors que La BCE a pour objectif de limiter l’inflation à 2 % par an. La hausse des prix à la consommation a atteint  une valeur deux fois plus importante qu'autorisée, sous l'effet de la flambée des cours du pétrole et de l'alimentation qui pèse toujours un peu plus sur le pouvoir d'achat des Français.                                                       Sur un an, les augmentations de prix demeurent assez spectaculaires dans l'alimentation (6 %) et surtout dans l'énergie (18 %). Au bout du compte, le renchérissement des cours des matières premières explique les deux tiers de l'inflation française", souligne l'économiste Nicolas Bouzou (Asterès). Le problème, c'est qu'il s'agit des produits que les Français achètent le plus souvent. Ce sont donc ces biens là qui déterminent leurs comportements de consommation", note Alexander Law (Xerfi), qui s'inquiète lui aussi de la baisse prévisible dans les prochains mois de la consommation des ménages, principal moteur de la croissance française.                                                                                                                                                        JPF

Le baril de pétrole atteint son plus haut historique à 147 dollars

Le cours du pétrole a atteint un nouveau record à 147 dollars le baril, quelques jours après avoir franchi celui de 140 dollars, poursuivant une course folle, nourrie par les craintes sur l'offre, la robustesse de la demande et la spéculation.                                                           Spectaculaire sur un an, l'envolée des prix du pétrole s'est encore accélérée au premier trimestre cette année : 100 dollars en janvier, 110 dollars en mars, 120 dollars en avril, 130 en mai. L'emballement est devenu vertigineux et les records quotidiens. Après la barre des 130 dollars, ce sont celles des 140 et 145 dollars qui viennent d'être franchies. Des sabotages sur les installations nigérianes du groupe pétrolier Shell et un regain de tensions géopolitiques entre l'Occident et l'Iran, quatrième producteur mondial de brut, ont servi d'amorce à cette dernière flambée. Mais la raison profonde (structurelle) qui a fait doubler le prix du pétrole en un an, et multiplié par dix en dix ans, est la très forte croissance de la demande pétrolière dans les pays émergents, notamment en Chine et en Inde, sachant que l'offre, elle, augmente moins vite : année après année, l'équilibre entre offre et demande n'est plus assuré.                                                                                                                                                              JPF 

L'euro atteint son plus haut historique à 1,60 dollar

La devise européenne vient d'atteindre son plus haut historique depuis sa création en 1999. Après avoir enfoncé le seuil psychologique de 1,50 dollar le 26 février dernier, l'euro n'a cessé de s'apprécier face au dollar, poussée par l'inquiétude des marchés sur la santé de l'économie américaine pour franchir la barre de 1,60 dollar. Ces dernières semaines, le billet vert avait été dopé par le fait que les investisseurs pensaient que le pire de la crise des "subprime" était derrière eux. Mais, depuis, les résultats décevants de l'économie américaine sont passés par là. A long terme, les cambistes pensent que seul un redressement de l'économuie américaine pourrait enrayer la longue chute du dollar sur les marchés des changes. Les propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, qui a déclaré "prioritaire" la lutte contre l'inflation en zone euro, n'ont fait qu'accentuer la tendance à l'appréciation de la monnaie européenne face à la devise américaine.                                                                                                                                                                    JPF

 JUIN 2008

L'Irlande dit non au Traité de Lisbonne

Le « non » au traité européen de Lisbonne l'a emporté dans 27 des 43 circonscriptions irlandaises, selon des résultats officiels partiels du référendum. Selon le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le processus de ratification du traité doit continuer.                                                                                                                      L'Europe, empêtrée depuis plus de dix ans dans le chantier de l'adaptation de ses institutions à l'élargissement, replonge dans une crise majeure avec le rejet attendu du traité en Irlande, mais garde l'espoir que l'île n'a pas dit son dernier mot.                                                       "Malgré cette décision profondément regrettable, l'Europe doit continuer", assure un haut responsable européen. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a affirmé vendredi que le processus de ratification du Traité de Lisbonne devait continuer malgré la décision des électeurs irlandais de le rejeter.                                                                                                                                                                                          © AFP   

L'Europe fête les dix ans de la Banque centrale européenne

Il y a dix ans, les dirigeants européens prenaient la décision historique d'établir la Banque centrale européenne (BCE, juin 1998) et de lancer l'euro dans onze pays de l'Union européenne (janvier 1999). Les pièces et billets en euros devaient être introduits le 1er janvier 2002. Pour célébrer comme il se doit l'anniversaire de ce moment charnière de l'histoire économique de l'Europe, une pièce commémorative de deux euros va être lancée et un prestigieux concert mettra à l'honneur la musique folklorique des pays européens. Revenant sur la portée de l'euro, M. Barroso a déclaré: «De Nicosie à Helsinki, les pièces et billets en euros sont dans la poche, le porte-monnaie et le portefeuille de plus de 320 millions d'Européens. La monnaie unique est un puissant symbole d'unité, de stabilité et de confiance. L'euro a prouvé sa valeur au-delà de toute espérance.»                                                                                                                                                                                             ec.europa.eu 

La crise des subprimes n'est pas finie

Le prix Nobel d'Economie Joseph Stiglitz juge que "la crise des subprime n'est pas terminée" aux Etats-Unis et en Europe, et que cette crise est aggravée par la flambée des prix pétroliers et alimentaires.                                                                                                               L'ex-économiste en chef de la Banque mondiale, qui fut également conseiller économique de l'ex-président américain Bill Clinton, ajoute que du côté de l'emploi "il y a moins d'heures de travail sur le marché", un "signe clair que l'économie est malade". Il prévoit aussi qu'en "2008, le déficit américain atteindra "500 milliards de dollars", et que les Etats-Unis n'ont donc "plus les moyens de stimuler l'économie".                                                                                       L'Europe va continuer à pâtir de la crise née aux Etats-Unis car "de nombreuses banques européennes ont acheté ces produits dérivés des subprime et en subissent le contrecoup", et parce que la faiblesse du dollar vis-à-vis de l'euro favorise les exportations américaines aux dépens des européennes.                                                                                                                                                                                                                                      La crise des subprimes expliquée par Michel Pébereau (vidéo écoTV)                                                                                                                                                              © AFP  

 MAI 2008

Le taux de chômage au plus bas en France depuis 25 ans

                                                Le taux de chômage a baissé à 7,2 % de la population active en France métropolitaine au premier trimestre 2008 (-0,2 point par rapport au précédent trimestre) et à 7,5% si l'on inclut les départements d'outre-mer (Dom), selon des derniers chiffres de l'Insee.                            Ce taux, en baisse de 1,2 point sur un an et de 2,1 point sur deux ans, correspond à un peu plus de 1,9 million de chômeurs en France métropolitaine. La décrue du chômage, entamée en 2006, permet d'atteindre un taux comparable à celui du début des années 1980.                                                                                                                                                                                                                                                          JPF

La France rappelé à l'ordre par l'Europe pour déficit excessif

La Commission européenne a adressé une "recommandation politique" à la France pour la presser de réduire son déficit qu'elle prévoit à 2,9 % en 2008 puis à 3% en 2009. La France, plus optimiste et table sur 2,5% en 2008 et 2% en 2009. Des divergences dues principalement à des différences de pronostic pour la croissance. Mme Lagarde, Ministre de l'économie du gouvernement français a souligné que la Commission prévoyait pour 2007 1,9% de croissance, alors que la France a fait 2,2%. Le gouvernement français table sur une croissance de 1,7% à 2% en 2008 et de 1,75% à 2,25% en 2009, tandis que Bruxelles anticipe seulement 1,6% en 2008 et 1,4% en 2009. Elle a aussi jugé que la Commission faisait "deux hypothèses étranges". D'abord que "la France ne tiendra pas ses engagements de progression en zéro volume pour les dépenses de l'Etat alors qu'on l'a toujours fait depuis cinq ans".                                                                                                                                                                     AFP 

 AVRIL 2008

EDF lance une OPA sur British Energy

EDF lance une OPA sur le producteur d'électricité britannique. Une opération qui devrait approcher les 9 milliards d'euros. Pierre Gadonneix, le président d'EDF, pourrait enfin réaliser son rêve, mettre la main sur le premier producteur britannique, propriétaire de neuf des dix sites nucléaires du pays. La concentration du marché de l'électricité se poursuit.                                                                                                                                                           JPF

 MARS 2008

La croissance française plus forte que prévue en 2007 

                        La croissance française a finalement été revue à la hausse sur l'ensemble de l'année 2007, à 2,1% contre 1,9% prévu initialement. "Les chiffres de la croissance montrent que l'économie française, dans un climat international très difficile, résiste très bien", a déclaré le Premier ministre, François Fillon, estimant que "la politique économique conduite par le gouvernement est la bonne". Pour le président Nicolas Sarkozy, ces résultats "traduisent l'impact des mesures prises (...) par le gouvernement en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat" et "témoignent de la nécessité de maintenir ce cap".                                                               Pour l'économiste Alexander Law, "Nous sommes désormais rentrés dans une zone de forte turbulence et les résultats de l'année 2008 devraient être nettement moins bons", prévient-il, tandis que Marc Touati (Global Equities) estime que "le plus dur reste à venir" au vu des dernières enquêtes de l'Insee.                                                                                          Si la révision à la hausse de la croissance 2007 permet à la France de réduire sa dette publique (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) à 63,9% du PIB en 2007, contre 64,2% précédemment, le déficit se maintient à 2,7%, proche de la limite de 3% prévue dans le pacte de stabilité de l'Union européenne.                                                                                                                                                                                                                 JPF

 JANVIER 2008

Le Président Sarkozy fait appel à deux prix Nobel d'économie pour améliorer la mesure de la croissance

Le président Nicolas Sarkozy a confié à deux prix Nobel d'économie, l'américain Joseph Stiglitz et l'indien Amartya Sen, une mission de réflexion sur le changement des instruments de mesure de la croissance française. "Il faut changer notre instrument de mesure de la croissance", a déclaré le chef de l'Etat, estimant qu'il fallait réfléchir "aux limites de notre comptabilité nationale et de PNB (Produit national brut)". Joseph Stiglitz, 64 ans, a reçu le prix Nobel d'économie 2001 pour ses travaux sur l'influence de la distribution inégale des informations sur le comportement des marchés financiers. Il avait acquis une grande notoriété à la suite de ses violentes critiques contre le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, qu'il avait décidé de quitter fin 1999 alors qu'il y était économiste en chef.       Amartya Sen, 74 ans, a obtenu le prix Nobel en 1998, pour ses travaux sur les inégalités, la famine, la théorie du développement humain, l'économie du bien-être et les mécanismes de la pauvreté.                                                                                                                 JPF

Le pétrole franchit le seuil fatidique des 100 dollars le baril

                                          Le pétrole a dès le début de l'année atteint pour la première fois de son histoire la barre symbolique des 100 dollars le baril. Les explications tiennent autant aux tensions géopolitiques accrues (Kenya, Pakistan, Nigéria, Algérie...) et de la faiblesse persistante du dollar, qu'aux spéculations des intervenants sur le marché de l'or noir qui n'a jamais aussi bien porté son nom. Les records successifs enregistrés depuis cinq mois s'inscrivent dans un contexte de craintes récurrentes sur l'équilibre du marché. Les opérateurs s'inquiètent que l'offre ne suffise pas à satisfaire une demande en forte augmentation, notamment au regard de la fonte des réserves pétrolières aux Etats-Unis. "Nous avons enfin touché cette barre des 100 dollars et nous allons y rester tant qu'il y aura un déséquilibre entre l'offre et la demande" de brut, a réagi Bart Melek, analyste de BMO Capital Markets. Pour certains analystes, au vu de l'évolution du cours de l'or noir, les 100 dollars devraient être une étape plutôt qu'un sommet. Il ne semble en effet pas prêt d'interrompre son ascension, débutée au cours de la décennie.          Une telle progression exponentielle n'avait pas été observée depuis les chocs pétroliers de 1973 et 1979. Même en ramenant les prix actuels en dollars constants, le pétrole était moins cher à l'époque. En outre, des causes politiques avaient entrainé la restriction de l'offre. La production avait été perturbée par la guerre du Kippour (1973), et par la Révolution iranienne (1979). Désormais, le manque de pétrole est chronique. Les gisements connus s'épuisent, et le maximum de production pétrolière ("pick oil") est peut être déjà derrière nous (2006). Reste à savoir maintenant jusqu'où le cours de l'or noir pourra monter. Certains analystes estiment que le baril pourrait atteindre 130 dollars en 2008, d'autres tablent déjà sur 150 dollars. Mais aucun ne prévoit une baisse durable.                                                                                                                                                                                                                       JPF 


 DÉCEMBRE 2007

Baisse sensible du nombre d'allocataires du RMI

Le nombre de bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) a baissé de 7,2 % sur un an pour se stabiliser à 1,18 millions de foyers, selon les chiffres que vient de publier la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), chargée de verser les allocations. Il s'agit du chiffre le plus bas depuis 2002, après avoir atteint un plus haut début 2006 (1,27 millions).                   Cette allocation gérée par les conseils généraux est versée aux personnes en âge de travailler (plus de 25 ans) sans ressources ou ayant des ressources inférieures à 440,86 € pour une personne seule.  Ce recul "s'explique notamment par l'amélioration du marché du travail" d'après la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES).                                                                                                                                                                                                                                                    JPF 

L'instauration d'un salaire minimum en Allemagne menacerait des millions d'emplois selon le patronat

L'instauration d'un salaire minimum pour les facteurs a réveillé de vieux démons en Allemagne, où le patronat menace de suppressions d'emplois par millions si une telle mesure était étendue à d'autres secteurs, comme le souhaitent les syndicats et les sociaux-démocrates.                   "Avec le salaire minimum exagéré, la destruction d'investissements de plusieurs milliards d'euros et de milliers d'emplois a été sciemment décidée. Le plus regrettable est que cela concerne d'abord des personnes peu qualifiées ou sortant de longues périodes de chômage, qui sont renvoyés à la charge de l'Etat et vers un futur incertain", s'emporte Günther Thiel, patron de Pin Group, premier concurrent de Deutsche Post pour qui le salaire minimum est désormais applicable. Au total, plus de 20.000 emplois seraient menacés chez l'ensemble des concurrents de l'ancien monopole d'Etat.                                                                                            Et le patronat avance des chiffres encore plus terrifiants si jamais l'Allemagne venait à adopter un salaire minimum légal généralisé, comme l'a fait la France par exemple : "ce seront alors cinq millions d'emplois qui seront sur la sellette", avertit le président de la Fédération nationale des industries allemandes (BDI), Jürgen Thumann.                                                                  La régulation du salaire par le législateur est un tabou en Allemagne, où la vie de l'entreprise est réglée pour l'essentiel par des accords conclus entre patronat et syndicat, à l'exception de quelques branches ayant déjà opté pour un salaire minimum, comme par exemple les laveurs de carreau, et désormais les facteurs.                                                                                                                                                                                                                   JPF

190 pays réunis à Bali pour préparer l'après-Kyoto

La conférence des Nations unies sur le réchauffement climatique qui s'ouvre à Bali doit lancer les négociations pour donner une suite au Protocole de Kyoto, après 2012. Les représentants de 190 pays doivent se réunir jusqu'au 14 décembre, avec en tête le rapport alarmant du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) nobélisé en octobre dernier, dont les chercheurs prédisent sécheresses, canicules, montée des océans et déplacement de population  en conséquence du réchauffement climatique.                            Le nouvel accord doit être signé avant la fin 2009. Un objectif très optimste étant donné que les Etats-Unis, plus gros pollueur mondial et dernier grand pays industrialié à n'avoir toujours pas ratifié le Protocle de Kyoto, n'a semble-t-il pas l'intention de prendre une part active dans le nouvel accord.  Autre difficulté, la réticence des pays émergents, au premier rang desquels la Chine et l'Inde, qui craignent que la lutte contre le réchauffement ne nuise à leur croissance économique et donc à leur développement. Certains pistes pourraient être explorées à Bali, notamment un système permettant d'inciter les pays émergents à lutter contre la déforestation à l'origine du tier des émissions de gaz à effet de serre. Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, a assuré le secrétaire-général de l'Onu, Ban Ki-moon, que la Chine adopterait une attitude "active, responsable et constructive" lors de la conférence de Bali.       Un soulagment, alors que la Chine devrait d'ici peu dépasser les Etats-Unis en terme d'émission de CO2.                                                                                                                                                                                                                                                           Réchauffement climatique  vers une guerre civile mondiale ?                                                                                                                                                                           JPF

 NOVEMBRE 2007 

Le Grenelle de l'environnement

La vaste campagne que Nicolas Hulot a mené pour la défense de son pacte écologique a largement contribué à sensibiliser la société française aux problèmes environnementaux.           Un sujet où la France n'est guère en avance par rapport à certains partenaires européens, notamment les pays Nordiques, l'Allemagne et l'Espagne. Évoqué par Nicolas Sarkozy alors qu'il était candidat à la présidentielle, le Grenelle de l'environnement a été officiellement lancé le 6 juillet par Jean-Louis Borloo, Ministre d'Etat chargé de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables. Jusqu'au mois de novembre, des groupes de travail constitués d'acteurs de tous les horizons, représentants de l'Etat, des collectivités locales, membres d'ONG, du patronat et des syndicats, ont tenté d'élaborer des propositions autour de six objectifs majeurs :                                                                                                          "Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d'énergie" ;                     "Préserver la biodiversité et les ressources naturelles" ;                                                         "Instaurer un environnement respectueux de la santé" ;                                                       "Adopter des modes de production et de consommation durables" ;                                     "Construire une démocratie écologique" ;                                                                           "Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l'emploi et à la compétitivité".                                                                                                                                                                                                                                               Site gouvernemental sur le Grenelle de l'environnement                                                       Article Wikipédia sur le Grenelle de l'environnement                                                                                                                                                                                           JPF 


 OCTOBRE 2007  

Mouvement social : grève massive contre la réforme des régimes spéciaux

Jeudi  noir dans les transports publics. La mobilisation sociale contre la réforme des régimes spéciaux a été historiquement forte, avec plus de 73 % de grévistes à la SNCF, un taux supérieur à 1995 (67 %). Dans la journée, plus de 130 manifestations se sont déroulées dans toute la France et ont rassemblé près de 300.000 manifestants en France dont 25.000 à Paris, selon la CGT (Confédération Générale du Travail). Des chiffres importants pour des manifestations limitées à certaines professions, mais qui n'ont rien à voir avec les deux millions de manifestants comptabilisés lors des cortèges interprofessionnels de 1995.                         De nombreuses assemblées générales, à l'initiative des syndicats SUD Rail et de FO, ont voté la poursuite du mouvement. Les autres fédérations de cheminots, notamment la CGT, qui avaient appelé à une simple grève de 24 heures, pourraient décider lundi d'une nouvelle mobilisation.  Chez EDF et GDF, on a recensé 60 à 80 % de grévistes - un niveau supérieur aux mobilisations de 2003 et 2004. Dans la fonction publique, où la CGT, FO et Solidaires avaient appelé à la grève, près de 8 % des fonctionnaires d'Etat ont cessé le travail, dont 20 % à Bercy ,mais moins de 10 % des enseignants. "La grève est minoritaire dans l'éducation mais c'est logique parce qu'il n'y avait pas de mot d'ordre national", a souligné Gérard Aschieri (FSU).                 "Le mouvement est fort. Le gouvernement doit maintenant en tenir compte, car sur le terrain la grogne monte", a déclaré le leader de FO, Jean-Claude Mailly. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, s'est dit "prêt à recevoir" les organisations syndicales sur la réforme "dès la semaine prochaine". Mais le gouvernement n'entend "pas céder" sur l'augmentation de la durée de cotisation de 37 ans et demi à 40 ans, a rappelé son porte-parole.                                                                                                                                                                     JPF

Le prix Nobel d'économie attribué à trois Américains

L'Académie royale suédoise des sciences a décerné le prix Nobel d'économie (Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel) aux américains Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson pour leurs travaux sur le fonctionnement des marchés. Les trois chercheurs sont récompensés pour leurs travaux d'identification des mécanismes optimaux pour parvenir à certains objectifs comme le bien-être social ou le profit privé. Cette "théorie nous permet de distinguer les situations dans lesquelles les marchés fonctionnent bien de celles où les marchés fonctionnent mal", a indiqué l'académie royale suédoise des sciences.                    L'année dernière, l'Académie avait décerné sa récompense à l'Américain Edmund S. Phelps, qui avait démontré que la priorité donnée à une politique anti-inflationniste a des effets bénéfiques à long terme sur la croissance.                                                                                                                                                                                                                        JPF

Le prix Nobel de la paix attribué à Al Gore et au GIEC pour leur combat pour sauvegarder la planète.

Le prestigieux prix Nobel de la paix a été attribué à l'ancien vice Président des Etats-Unis et au GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) lié à l'ONU, « pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme et pour avoir posé les fondements des mesures nécessaires à la lutte contre ces changements », a déclaré à Oslo le comité Nobel.                                           Candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2000, Al Gore avait déjà reçu un Oscar pour son film documentaire Une vérité qui dérange qui a popularisé les études scientifiques du GIEC mettant en évidence les effets de l'activité humaine sur le réchauffement de la planète.           « Il est probablement l'individu qui a fait le plus pour que le monde comprenne mieux les mesures qui doivent êtres adoptées», a précisé le comité Nobel.                                        L'ancien vice-président démocrate s'est dit « très honoré » de partager le prix Nobel de la paix avec le GIEC, « le plus important organisme scientifique au monde qui se consacre à faire mieux comprendre la crise climatique ». « Nous faisons face à une véritable urgence planétaire. La crise climatique n'est pas une question politique, c'est un défi moral lancé à l'humanité tout entière.»                                                                                                                         Créé en 1988 à la demande du G7, le GIEC a pour mission d'expertiser et de compiler les recherches de milliers de scientifiques du monde entier. L'organisme international a notamment prédit une hausse de la température moyenne planétaire de 1,1 à 6,4°C d'ici à la fin du siècle provoqués par les activités humaines.                                                                                 L'attribution du prix Nobel de la paix à Al Gore et au GIEC survient à quelques semaines de la conférence sur les changements climatiques qui se déroulera à Bali du 3 au 14 décembre.       À cette occasion, les participants tenteront de fixer les nouveaux objectifs de réduction des gaz à effet de serre après l'expiration du protocole de Kyoto, en 2012.                                                                                                                                                              JPF  

 SEPTEMBRE 2007  

Dominique Strauss-Kahn nommé Directeur général du FMI

Dominique Strauss-Kahn, ancien Ministre de l'économie et des finances de la France (1997- 1999) vient d'être désigné (28/09/2007) pour prendre la tête du FMI en novembre 2007, pour un mandant de cinq ans. L’institution internationale, composée de 185 membres, est chargée du suivi de l’économie mondiale, de son soutien et de la stabilité financière dans le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.                                                         M. Strauss-Kahn, a souligné que le FMI se trouvait à un tournant décisif et devait s’adapter aux problèmes actuels (à commencer par la mondialisation), à de nouveaux types de crises économiques et au rééquilibrage des forces dans l’économie mondiale.                                   Le Président de la Banque mondiale, autre institution internationale née des Accords de Bretton Woods, Robert B. Zoellick, a félicité M. Strauss-Kahn pour sa nomination et s’est réjoui à la perspective de pouvoir renforcer la coopération entre le FMI et la Banque mondiale.          « De notre partenariat dépend de façon cruciale notre capacité à offrir aux pays en développement un soutien, des conseils et des services financiers de la plus haute qualité.     De notre coopération dépend aussi notre aptitude à rendre la mondialisation plus durable et ouverte au plus grand nombre, de sorte que davantage de personnes puissent bénéficier de l’accélération de la croissance économique », a ajouté M. Zoellick.                                                                                                                                                                             Site du FMI : http://www.imf.org/external/french/index.htm                                                                                                                                                                             JPF

 AOUT 2007

La crise des subprimes entraîne l'instabilité des marchés financiers

Le moi d'août a été marqué par une forte instabilité des marchés financiers inquiets des risques de non remboursement des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis. Les fonds de pension et les établissements financiers qui ont spéculé massivement sur les "Subprimes" (crédits à risque) américains se retrouvent fragilisés et menacés par la faillite. Les marchés financiers parvenus à leur plus haut historique aux Etats-Unis, en Chine et sur plusieurs autres places mondiales, paniquent à l'idée que plusieurs établissements financiers pourraient ne plus être en mesure d'honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs épargnants. Les fonds d'investissement spéculatifs (Hedge funds) spécialisés dans les placements à risque sont les plus touchés.  Aucune bourse n'est épargnée. L'une des principales craintes des investisseurs est que les banques, plombées par de lourdes pertes ou hésitantes à prendre des risques, resserrent leur offre de prêts. Un tel assèchement du crédit freinerait l'investissement des entreprises et la consommation des ménages et ralentirait l'économie américaine et donc ferait courrir un risque pour l'économie mondiale.                                                                                                                                                                                                                              JPF

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